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Journée de deuil et de solidarité en Suisse

L'ensemble de la Suisse, ici un jeune Tamoul, rend hommage aux victimes du tsunami. Keystone

Le raz de marée du 26 décembre a fait plus de 150'000 victimes dont des centaines de Suisses. La Suisse leur dédie cette journée de mercredi.

Ce contenu a été publié le 03 janvier 2005 - 13:50

Dans la foulée, la Chaîne du bonheur, un organisme humanitaire des médias suisses, préside une journée de collecte en faveur des sinistrés du tsunami.

Directeur de la Radio et Télévision de la Suisse italienne (RTSI) et président de la Chaîne du bonheur, Remigio Ratti s’exprime sur les questions que se posent encore et toujours les donateurs.

swissinfo: Les donateurs peuvent-ils être certains que les fonds récoltés par la Chaîne du bonheur iront aux victimes asiatiques de la catastrophe?

Remigio Ratti: La Chaîne du bonheur n’est pas elle-même une œuvre d’entraide. Elle récolte les dons et les redistribue à des œuvres d’entraide reconnues, comme par exemple Caritas.

Elle soutient également des organisations dont le professionnalisme est reconnu et qui sont actives sur place. Ainsi, on peut être sûr que l’argent récolté à l’occasion de catastrophes arrive à bon port.

swissinfo: Contrôlez-vous l’utilisation de l’argent?

R.R.: Dans des situations d’urgence, l’argent doit arriver très rapidement à destination. Nous ne pouvons donc pas commencer par perdre une semaine pour des vérifications. Mais il est clair que nous tentons de réduire les risques autant que possible.

Les contrôles ne viennent qu’ensuite. Ils sont faits par des tiers et sont souvent très détaillés. Nous nous en remettons à l’avis des experts. Ensuite, sur la base de leurs rapports, nous pouvons le cas échéant adapter notre politique.

swissinfo: Connaissez-vous des cas d’abus?

R.R.: Non, je n’ai pas connaissance de cas majeurs.

swissinfo: Sur un franc qui est donné, combien parvient effectivement aux projets d’aide?

R.R.: C’est notre point fort. La Chaîne du bonheur se contente de gérer l’argent. Nous n’avons par conséquent pas de gros frais de fonctionnement, pas non plus pour le développement de projets.

Nous partons du principe que, grâce au rendement du capital, pour chaque franc reçu, nous pouvons distribuer ensuite plus d’un franc aux organisations d’entraide.

Nos propres frais de fonctionnement peuvent être couverts à partir des intérêts du capital ou de grosses donations.

swissinfo: Pourtant, chaque franc ne va pas aux victimes.

R.R.: Certainement pas, car une partie de l’argent reste dans les caisses des organisations. De son côté, la Chaîne du bonheur se contente de récolter les dons et de veiller à ce qu’ils tombent dans de bonnes mains.

swissinfo: Il y a quelques années, la Chaîne du bonheur avait récolté 74 millions de francs pour les victimes du glissement de terrain de Gondo, en Valais. Mais toute la somme n’avait pas été consacrée à Gondo. Comment est-ce possible?

R.R.: Dans ce cas, il n’y avait pas seulement Gondo, mais aussi des régions touchées ailleurs en Suisse et en Italie. Toutes ont reçu de l’argent. De plus, une fondation a été créée. Elle a pour but de favoriser un développement durable au sud du Simplon.

Sur les 74 millions, c’est tout de même 66 millions qui ont été employés. Le reste de l’argent a été mis en réserve pour le cas où des catastrophes similaires à celle qui a frappé Gondo survenaient dans les montagnes suisses.

Dans tous les cas, Gondo a constitué un cas extraordinaire au niveau des dons. Par comparaisons, pensez que nous n’avions récolté que 11 millions de francs pour l’opération «Enfants – Victimes de la guerre».

swissinfo: Faut-il faire figurer une mention telle que «tsunami» sur son don ou peut-on aussi faire un don sans donner de précisions?

R.R.: Le second cas et tout à fait possible. Dans ce cas, l’argent servira à des projets de portée générale, tels que l’aide aux personnes se trouvant dans des situations de détresse financière ou sociale en Suisse.

swissinfo: Mais si une mention est faite, les fonds doivent-ils être obligatoirement consacrés au but visé par le donateur?

R.R.: Oui, la loi le veut ainsi. Si, par exemple, le donateur a indiqué la mention «Bam», l’argent doit être consacré à cette ville iranienne frappée par un tremblement de terre. Idem si le don est accompagné de la mention «tsunami». La volonté du donateur doit être respectée.

Interview swissinfo, Gerhard Lob
(Traduction: Olivier Pauchard)

Faits

Mercredi matin, la Chaîne du bonheur a déjà récolté 45 millions de francs en faveur des victimes du tsunami.
Les dons peuvent être versés sur le compte postal 10-15000-6.

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En bref

- La Chaîne du bonheur a été créée en 1946 grâce à une émission de radio.

- Devenue Fondation en 1983, elle a son siège à Genève et dispose de bureaux à Berne et Lugano.

- La Chaîne du bonheur collabore avec une trentaine d’organisations d’entraide.

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