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Hors procès, UBS réfute les accusations de Mario Corti

Marcel Ospel, patron d'UBS, et Mario Corti, patron de SAirGroup, en 2001, à l'époque du grounding. Keystone

La banque répond aux attaques lancées par le dernier patron de SAirGroup, Mario Corti, lors du procès Swissair. Cela dans un dossier de 19 pages remis à certains médias.

Ce contenu a été publié le 01 février 2007 - 18:05

UBS dénonce notamment un retard de «plusieurs mois» dans la restructuration du groupe aérien.

Mardi, l'ex-président et directeur de SAirGroup désignait, au cours du procès à Bülach (canton de Zurich) les grandes banques, et surtout UBS, comme responsables de la chute de Swissair. Pour lui, UBS a voulu le grounding et provoqué le sursis concordataire.

Dans le document remis mercredi à plusieurs médias, une démarche pour le moins originale, la banque contre-attaque.

Selon elle, Mario Corti a raté le bon moment pour engager la restructuration du groupe.

«Si on avait eu la volonté et le courage d'engager un véritable assainissement dans les temps, on aurait vraisemblablement sauvé une partie de Swissair», peut-on lire dans le dossier.

Pas de dialogue

Dès l'entrée en fonction de Mario Corti en mars 2001, il a été difficile d'établir un dialogue constructif entre UBS et SAirGroup. A fin mars, la banque a donné au patron du groupe un document estimant que la dette valait trois milliards de plus que la valeur de l'entreprise, ce que Mario Corti a rejeté.

La banque estime aussi ne pas avoir empiré la situation du groupe en résiliant le système dit de 'cash pool' – système de gestion automatisée des liquidités disponibles au sein de SAirGroup. Pour Mario Corti, en revanche, l'arrêt de ce système a étranglé le groupe.

Mauvaise variante

Au Tribunal de Bülach, le dernier patron de SAirGroup a aussi critiqué le plan Phoenix, prévoyant une reprise par Crossair des activités de Swissair. Pour lui, cette variante, la plus mauvaise qui soit, a été imposée par UBS.

Dans son document, la banque explique qu'elle a entendu parler de ce concept le 29 septembre seulement, lors d'une séance de crise. Et que, alors qu'elle voulait avoir des précisions sur une seconde variante, Mario Corti l'a arrêtée pour lui-même privilégier le plan Phoenix.

swissinfo et les agences

En bref

Le procès, commencé le 16 janvier, se tient jusqu'au 9 mars devant le Tribunal de district de Bülach.

L'ancienne juriste en chef de SAirGroup Karin Anderegg Bigger et un avocat de l'étude Bär & Karrer se sont retrouvés jeudi à la barre.

Le Tribunal devra déterminer si la première s'est rendue coupable d'avantages accordés à certains créanciers et si le second l'y a incitée.

On attend la comparution ce vendredi de l'ancien patron du Credit Suisse, Lukas Mühlemann.

L'audition des 19 prévenus devrait durer jusqu'au 5 février.

Les réquisitoires du Ministère public et les plaidoiries de la défense se dérouleront dès le 15 février.

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Le projet «Phoenix»

Le projet «Phoenix» est le plan de sauvetage adopté durant le week-end des 29 et 30 septembre, soit peu avant le grounding, par le conseil d'administration de SAirGroup.

Elaboré sous la conduite des grandes banques suisses, il prévoyait que Crossair reprenne une partie des activités aériennes de Swissair, après le rachat par les banques UBS et Credit Suisse de la participation de 70% détenue par Swissair dans Crossair.

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