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Grippe aviaire: Berne veut une lutte coordonnée

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a salué l'effort des pays donateurs. Keystone

Réunissant les pays donateurs, la conférence sur la grippe aviaire de Pékin a permis de mobiliser 1,9 milliard de dollars, soit davantage que l'objectif initial.

Ce contenu a été publié le 18 janvier 2006 - 18:57

La délégation suisse présente sur place a prôné une action coordonnée de tous les acteurs pour attaquer le virus à la racine et prévenir sa mutation en une pandémie humaine.

Avec 1,9 milliard de dollars mobilisés, les représentants helvétique présents dans la capitale chinoise se sont déclarés satisfaits du résultat de la conférence.

«Il faut utiliser cet argent pour combattre la maladie à sa source. Il est en effet important d'avoir cette maladie animale sous contrôle. Cela nous aidera à prévenir une possible pandémie humaine», déclare à swissinfo Thomas Jemmi,

Le chef des Affaires internationales de l'Office vétérinaire ajoute que la Suisse préconise une approche internationale coordonnée et un fort leadership pour mener cette lutte.

De fait, de nombreux pays ont déjà pris des mesures pour lutter contre cette maladie.

Une menace incertaine

Mais le risque que le virus H5N1 (la forme la plus virulente de la grippe aviaire) finisse par muter n'est pas écarté pour autant. Les experts du monde entier continuent donc de craindre l'apparition d'un virus mutant qui se transmette d'homme à homme. Un risque d'autant plus grand que le virus de la grippe humaine circule actuellement dans l'hémisphère Nord plongé dans l'hiver.

Egalement interrogé par l'ATS, Thomas Jemmi n'a pu préciser quelle est la probabilité d'une telle transformation du virus H5N1. Une pandémie humanine peut surgir à tout moment, demain ou dans vingt ans, selon le spécialiste suisse.

De fait, les experts mettent depuis longtemps en garde contre le danger de voir le virus H5N1 se combiner avec celui de la grippe humaine pour «créer» un nouvel agent pathogène. Il existe toutefois aussi une chance que cette mutation se révèle moins agressive.

Raison pour laquelle, Thomas Jemmi estime qu'il est important de bien observer les modifications du H5N1.

Pour mémoire, la dernière grande pandémie remonte à 1968. La «grippe de Hong Kong» avait alors fait un million de morts.

swissinfo avec les agences

En bref

La conférence de Pékin a permis de mobiliser 1,9 milliard de dollars, dont un milliard promis par les pays donateurs, 500 millions par la Banque mondiale et 400 millions par la Banque asiatique de développement.

La Suisse a promis six millions de francs, dont 4,8 à l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le reste allant à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et aux pays touchés par la maladie.

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