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Google+, la bonne alternative qui arrive trop tard ?

Facebook ou Google+? Qui est le meilleur? Pour le savoir, essayez. swissinfo.ch

Avec Google+, le géant des moteurs de recherche essaie de détrôner Facebook. L’enjeu est de taille: il s’agit rien moins que du leadership dans le domaine toujours plus important et toujours plus puissant des réseaux sociaux sur Internet.

Ce contenu a été publié le 16 août 2011 - 06:17
Etienne Strebel, swissinfo.ch

Près de 700 millions de personnes, de firmes et d’organisations ont un profil sur Facebook. Face à elles, les 25 millions d’adeptes de Google+ semblent bien modestes. Mais quand on sait que l’offre de Google n’a démarré qu’à fin juin, avec un petit cercle d’utilisateurs triés sur le volet, qu’on ne peut rejoindre que sur invitation, la perspective devient tout autre. En un peu plus d’un mois, Google+ affiche déjà un chiffre que Facebook avait mis des années à atteindre à ses débuts.

Google n’en est pas moins encore loin du compte. S’il veut se hisser au rang de Facebook, le moteur de recherche devra encore trouver près de 700 millions de membres pour son réseau social.

«Google arrive un peu tard avec son service, parce que je pense que les utilisateurs de Facebook ne seront pas nombreux à vouloir changer, explique Denis Simonet, président du Parti pirate suisse. Mais les gens qui arrivent sur les réseaux sociaux et qui n’ont pas encore de compte Facebook pourraient voir dans Google+ la meilleure alternative».

Pour lui, le seul point négatif de Google+, c’est de venir de Google, «la pieuvre de l’Internet par excellence». Ce que confirme Nick Lüthi, rédacteur au magazine en ligne medienwoche.ch: «Celui qui s’inscrit doit savoir que Google est gros. Cette entreprise est quasiment un synonyme du web, et si l’on veut pas la nourrir avec ses données, il faut rester chez Facebook, afin de maintenir en quelque sorte l’équilibre de la terreur».

«Facebook pour adultes»

Mais qu’est-ce que Google+ offre de plus que son grand concurrent Facebook ? Ce n’est pas uniquement son design plus clair et plus léger qui rend le nouveau site intéressant. Ce sont ses valeurs intrinsèques, et avant tout le fait d’offrir un bien meilleur contrôle de la sphère privée. Le magazine allemand Der Spiegel a ainsi décrit Google+ comme un «Facebook pour adultes».

Les utilisateurs de Google+ peuvent gérer leur sphère privée de manière beaucoup plus intuitive et peuvent spécifier précisément à qui ils laissent voir ce qu’ils publient. A cette fin, les contacts sont répartis en cercles que chacun peut définir à sa guise, par exemple la famille, les connaissances, les collègues de travail, les membres de l’association du club de hockey, les amis du club d’élevage de lapins, etc.

Les informations pour les collègues de travail n’intéressent pas forcément les amis des lapins, et réciproquement. Et les photos des 97 ans de la tante Frieda sont peut-être intéressantes pour la famille, mais pas pour les fans de hockey.

Ainsi, l’utilisateur de Google+ peut décider précisément quels cercles ou quelle personne en particulier il veut atteindre avec chaque information qu’il publie. Google insiste sur le fait que cela correspond à un comportement normal dans la «vie réelle». Alors que chez Facebook, ceci n’est possible – pour autant que ça le soit – que moyennant des manipulations très compliquées.

L’offre est vaste

Pour autant, Google+ n’est pas juste une copie améliorée de Facebook, comme le souligne Gaby Salvisberg, rédactrice au magazine informatique PCTipp Schweiz: «le concept de Google+ est captivant. Il combine des services similaires à ceux qu’offrent Facebook et Twitter, mais aussi le chat, le vidéo chat et les blogs».

Google+ offre également «Sparks», un service qui met à disposition de l’utilisateur des informations actuelles sur les thèmes de son choix via le moteur de recherche. Avec l’application «Hangout», on peut chatter en vidéo avec sa webcam et «Huddle» est un chat classique par le texte, qui marche aussi très bien sur les différents smartphones, qu’ils soient labellisés Apple, Androïd ou… Google. Et bien sûr Google+ se décline aussi en version smartphone.

Tout comme Facebook a son bouton j’aime, Google+ affiche un bouton +1 qui permet à l’utilisateur de montrer ce qu’il aime, qu’il approuve ou qu’il recommande. Hélas, il manque encore une fonction pouce vers le bas, qui permettrait d’exprimer simplement que l’on désapprouve un contenu trouvé sur le web.

La partie est engagée

Qui est le mieux armé pour affronter l’avenir ? Facebook avec ses cohortes d’utilisateurs ou Google+ avec son concept plus sûr ?

Le «pirate» Denis Simonet ne prend aucun pari pour l’instant. Mais même si Google échouait, il y aurait quelque chose de positif pour les utilisateurs: «avec un concurrent fort en face de lui, Facebook pourrait être contraint à simplifier ses dispositions de protection des données, actuellement trop compliquées, et à les tenir à jour».

Gaby Salvisberg a quant à elle confiance en les capacités de Google et «pense que Google+ occupera une place importante sur la scène Internet de demain, en coexistence plus ou moins pacifique avec Facebook & Co».

Pour Nick Lüthi, rien n’est encore joué. «Quand Google+ aura plus de 100 millions d’utilisateurs, on pourra dire qu’ils auront réussi. Pour l’instant, on y trouve beaucoup de journalistes spécialisés et de fous de la technique, mais le grand public n’est pas encore sur Google+. Ce n’est que quand des utilisateurs tout à fait ordinaires auront intégré Google+ à leur quotidien que l’on pourra parler de succès», avertit le journaliste.

Google+ vs. Facebook

Google+

Les contacts sont organisées en cercles. L’utilisateur décide pour chaque objet qu’il poste avec quel(s) cercle(s) ou avec quelle(s) personnes (s) il souhaite le partager.

On peut librement élargir ou restreindre les cercles – sans avoir à demander obligatoirement l’accord des membres.

Vidéoconférences jusqu’à dix participants, chat texte directement via le PC, par SMS ou par mail, vidéo chat, chats de groupe.

Facebook

Tous les contacts sont d’abord placés dans le cercle d’amis. Il est possible de rendre l’information accessible uniquement à certains groupes sélectionnés, mais la procédure est lourde.

Chaque contact doit donner son accord pour entrer dans le cercle d’amis.

Communication vidéo avec deux personnes au maximum, chat, vidéo, chat texte et autres fonctions de communication.

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