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Genève prête à accueillir un sommet sur le Proche-Orient

Les tanks israéliens ont occupé diverses villes sous contrôle palestinien Keystone Archive

La Suisse se jette à l'eau. A l'ordre du jour de cette conférence, le respect du droit humanitaire dans les territoires palestiniens occupés.

Ce contenu a été publié le 07 novembre 2001 - 19:44

C'est à la suite d'intenses négociations menées depuis août dernier et d'une réunion informelle tenue la semaine dernière que la Confédération s'est décidée à officialiser mercredi sa proposition.

La tenue à Genève le 5 décembre prochain d'une conférence sur le Proche-Orient. La Suisse lance donc formellement une procédure de consultation pour organiser un sommet sur le respect de la 4ème convention de Genève dans les territoires occupés par Israël depuis 1967. Une convention signée par 189 Etats et qui protège les populations civiles en cas de conflit et d'occupation armée.

Un long processus

De fait, l'idée de cette conférence n'est pas nouvelle. Elle remonte même à la fin 1997. Date à laquelle, l'assemblée générale de l'ONU demande à la Suisse, en tant qu'Etat dépositaire des conventions de Genève (fondement du droit international humanitaire), d'organiser une telle conférence.

Après des mois d'immobilisme et une première conférence qui n'a duré que quelques minutes, la Ligue arabe et l'assemblée générale de l'ONU ont relancé la Confédération. Et ce l'année dernière, au début de la deuxième Intifada.

S'en suivirent de nouvelles consultations qui ont chaque fois buté sur le refus d'Etats, jugés incontournables par la Suisse. Aujourd'hui et après un énième round de négociations, la Suisse estime enfin avoir une proposition crédible. Et surtout susceptible d'aboutir à un accord aussi large que possible.

Rejet d'Israël

Israël continue certes à rejeter une telle conférence jugée trop politique. L'Etat hébreu estime d'ailleurs que la 4ème convention ne s'applique pas dans les territoires qu'elle occupe.

Les Etats-Unis, eux, réaffirment leur volonté de ne pas participer à une telle conférence. Mais leur décision finale n'a pas encore été prise, a déclaré à l'ATS Bruce Amstrong, porte-parole de l'ambassade américaine à Berne.

Pressée d'agir sur le conflit israélo-palestinien, l'administration Bush pourrait même voir dans sa participation à cette conférence un gage donné à ses alliés arabes.

Le ralliement de Bruxelles

Selon une source proche du dossier, la proposition helvétique - que se soit le texte rappelant les parties au conflit à leurs obligations ou le huit-clos dans lequel se tiendra la conférence - est en tout cas le fruit d'un savant compromis entre les demandes des pays arabes, de la Chine, de la Russie ou de celles de l'Union européenne.

Longtemps incertain, le ralliement de Bruxelles semble en tous avoir été déterminant dans la décision helvétique de proposer la tenue de cette conférence.

Frédéric Burnand, Genève

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