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Genève ouvre sa Fête et s'envoie en l'air

Les amateurs d'acrobatie aérienne vont se régaler, avec les prestations des Patrouilles de France et de Suisse. Keystone Archive

Pendant dix jours, Genève va s'éclater autour de la rade et de ses parades. Samedi, sur terre ferme, avec la caravane techno. Et, dans les airs, avec les patrouilles de France et de Suisse, qui doivent jouer les filles de l'air au grand dam des mouettes mais pour le plaisir des fans d'acrobatie.

Ce contenu a été publié le 03 août 2001 - 17:10

Tous les amateurs de techno ont depuis longtemps réservé la date du 4 août à Genève. Car la Lake Parade, édition numéro cinq, est désormais un événement incontournable au même titre que la Street Parade qui obstruera les rues de Zurich dans une semaine.

Les oiseaux de la rade, eux, ne seront pas à la fête. Et ce n'est rien en comparaison de ce qu'ils devront endurer lorsque les pilotes de la Patrouille de France et de son homologue à croix blanche multiplieront passages et figures acrobatiques juste au-dessus du lac, réacteurs à fond et fumigènes en panache.

La Patrouille Suisse, d'une décennie la cadette de sa voisine d'outre-Jura, est officiellement née en août 1964. Au fil des ans, des arabesques et des expériences de toutes sortes, elle n'a cessé d'accroître sa popularité en même temps que ses prestations.

Précision, rigueur et confiance

Ses six pilotes - plus un de réserve - font tous partie de l'escadre de surveillance, le noyau professionnel de la brigade d'aviation de l'armée suisse. Pendant huit mois de l'année, ils s'entraînent une fois par semaine, en général le lundi, au-dessus du Haut-Lac de Zurich.

C'est un métier qui exige bien évidemment d'énormes qualités, techniques et humaines. A voir leurs engins voler avec tant de précision, si proches l'un de l'autre, à trois ou cinq mètres de distance seulement, on devine le gros capital de rigueur et de confiance mutuelle dont une telle équipe a besoin pour mener à bien ses démonstrations.

Pendant trente ans, la Patrouille Suisse a volé sur quelques uns des 100 Hunter que l'armée avait acquis à la fin des années cinquante. Depuis 1995, ces appareils de construction britannique ont laissé la place aux Tiger F-5 américains habillés d'un design rouge et blanc.

Des loopings au service d'une image de marque

Pour cause d'interprétation stricte du principe de neutralité, la Patrouille Suisse est longtemps restée à l'intérieur des frontières de l'Helvétie. C'est en 1978 seulement qu'elle a pu enfin en sortir pour participer au meeting d'Aix-en-Provence, à l'occasion des 25 ans de la Patrouille de France.

Aujourd'hui, les invitations de l'étranger affluent, une bonne quarantaine rien que pour cette année! La Patrouille Suisse ne pourra pas les honorer toutes, quatre ou cinq seulement. Mais cela prouve au moins qu'elle s'est acquis une bonne renommée à l'étranger.

Certes son image est toujours aussi bonne en Suisse. Mais les vrais meetings aériens se font de plus en plus rare dans ce pays, car leur organisation et les obligations qu'ils entraînent réclament des moyens financiers assez conséquents.

La Patrouille Suisse l'a bien compris. D'où ses apparitions «new look» dans les paysages en fête. Dans l'Oberland bernois lors de l'ouverture des courses de ski du Lauberhorn. Ou dans le ciel des Fêtes de Genève, pour forcer les «ravers» à mettre aussi le nez dans les étoiles

Bernard Weissbrodt, Genève

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