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Genève met la harpe à l'honneur

Chantal Mathieu, présidente du Congrès mondial de harpe. Congrès mondial de harpe

Un demi-millier de harpistes de 51 pays participent jusqu'au 28 juillet aux concerts et conférences sur cet instrument des temps anciens.

Ce contenu a été publié le 22 juillet 2002 - 10:24

Genève doit l'organisation de ce 8e Congrès mondial des harpistes à une Franco-Suisse Chantal Mathieu. Cette virtuose concertiste dans la cinquantaine est la grande organisatrice de la manifestation.

Mme Mathieu vit tout près de Genève et enseigne la harpe depuis 1977 au Conservatoire de Lausanne et à Barcelone depuis l'an passé.

Tous les trois ans

«L'organe international des associations nationales de harpistes a retenu mon projet d'organiser le Congrès à Genève, car il était le plus avancé, le plus complet par rapport à ceux d'Irlande, des Pays-Bas et de Taipei».

Le Congrès est organisé à Uni Mail, en collaboration avec le festival des «Musiques en été» à Genève. Ce qui permet le concours de l'Orchestre de la Suisse Romande (OSR) à moindres frais. Auquel il faut ajouter un deuxième ensemble helvétique: l'Orchestre de Chambre de Genève.

Le Congrès mondial a lieu tous les trois ans. Son but? «L'échange d'informations sur l'histoire, l'enseignement et la promotion de la harpe».

Concerts et ateliers

Huit hommages vont être rendus aux maîtres de la harpe du 20e siècle. Sous forme de concerts, de conférences, d'ateliers et d'expositions.

Par ailleurs, un concours est organisé pour jeunes harpistes. «Nous avons reçu une centaine d'inscriptions et n'avons retenu que les trente meilleurs. Ceux-ci pourront parfaire leur jeu avec des pointures».

Au passage, Chantal Mathieu désire rendre hommage à son amie, Emmy Hürlimann de Zurich, récemment décédée. «Elle était la principale figure de la harpe en Suisse».

A ce Congrès mondial, «notre pays est représenté par les élèves harpistes des conservatoires de Zurich, Lausanne, Genève et Bâle». Ces villes abritant les principaux centres de formation de la harpe en Suisse.

«Pour ma part, poursuit Chantal Mathieu, j'ai neuf élèves lausannois et vingt-cinq provenant de la musique de chambre qui, pour la plupart, ont accepté de m'aider dans la mise en place de la manifestation».

Mais la musique suisse sera surtout interprétée jeudi. D'après des partitions de Heinz Holliger, Julien-François Zbinden et André-François Marescotti. Ou encore de Frank Martin avec l'Orchestre de chambre de Genève, le jeudi soir, au Victoria Hall.

Tandis qu'une autre création helvétique pour un ensemble choral et de harpes, «Kugo», de Jean-Paul Darbellay résonnera vendredi soir en la cathédrale Saint-Pierre de Genève.

Ancêtres de la harpe

«La harpe est très jouée en Suisse. D'après les fabricants, c'est un pays qui leur sert de phare. Proportionnellement au nombre d'habitants, il y a beaucoup de harpistes en Romandie».

Si Chantal Mathieu a commencé à jouer de la harpe à l'âge de 7 ans déjà, «l'origine de l'instrument remonte aux temps où les hommes se sont aperçus que leur arc pouvait aussi produire du son...»

Les ancêtres de la harpe comme la «kora» africaine ou le «konghou» chinois sont encore joués de nos jours. Ils seront en démonstration au même titre que la fameuse harpe celtique ou que celle électronique.

De la musique antique d'Afrique aux créations contemporaines, de la musique romantique au jazz... La harpe? Un instrument qui exige une très grande force dans les doigts pour en tirer ce très beau son cristallin.

swissinfo/Emmanuel Manzi

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