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Genève désormais sans radicaux au gouvernement

Gérard Ramseyer, évincé du Gouvernement genevois, dimanche. Keystone

Pour la première fois depuis 155 ans, le Parti radical n'est plus représenté au gouvernement genevois. Son candidat a subi une défaite historique.

Ce contenu a été publié le 12 novembre 2001 - 08:38

Dimanche en effet, dans le canton de Genève, Gérard Ramseyer arrive bon dernier et n'est donc pas réélu. Dans le camp de l'Entente, qui conserve la majorité avec quatre sièges, la perte radicale profite tant au Parti libéral qu'au PDC, qui ont désormais chacun deux élu. A gauche, le Parti socialiste garde ses deux sièges et les Verts leur représentant.

Selon les résultats définitifs, la conseillère d'Etat socialiste, Micheline Calmy-Rey, arrive en tête, avec 58 835 voix. Elle est directement suivie du président sortant du Conseil d'Etat, le démocrate-chrétien Carlo Lamprecht, qui obtient 55 640 voix.

Pour sa part, le conseiller d'Etat des Verts, Robert Cramer, totalise 51 810 voix et se place troisième. Pierre-François Unger, le second candidat démocrate-chrétien arrive quatrième, avec 50 206 voix. Il fait son entrée au gouvernement. Cinquième, le conseiller d'Etat socialiste, Laurent Moutinot, obtient 49 628 voix.

Comme il y a quatre ans, la libérale Martine Brunschwig Graf fait une mauvaise élection. Malgré des compétences largement reconnues, la présidente du Département de l'instruction publique n'arrive qu'en sixième position, avec 48 064 voix.

Enfin, la seconde candidate libérale, Micheline Spoerri, est élue avec 44 041 voix. Elle devance de justesse la candidate de l'Alliance de Gauche (AdG), Erica Deuber Ziegler.

Majorité rose-rouge-verte à la Municipalité de Lausanne

L'alliance rose-rouge-verte a réussi à conserver la majorité de la Municipalité de Lausanne. Deux candidats de la droite, les radicaux Doris Cohen-Dumani et Olivier Français, sont toutefois arrivés en tête du deuxième tour des élections dimanche.

Ils précèdent les nouveaux venus Oscar Tosato (PS) et Eliane Rey (PLS). L'actuel syndic Jean-Jacques Schilt (PS) ferme la marche des cinq élus de ce deuxième tour. Les sortants Francis Thévoz (PRD) et Bernard Métraux (POP) n'ont pas obtenu assez de suffrages pour retrouver leur siège à l'exécutif.

A Yverdon, le syndic éjecté

A Yverdon-les-Bains, l'alliance de gauche, qui comptait cinq sièges sur sept, voit la majorité basculer à droite. Elle devra se contenter de trois élus. Deux radicaux et deux libéraux siègeront aux côtés de deux socialistes et d'une élue popiste.

Quant au syndic socialiste Olivier Kernen, il arrive en neuvième position et se fait littéralement éjecter de l'exécutif. Il est le dernier des candidats de partis. Ce député au Grand Conseil, pressenti par beaucoup pour le Conseil d'Etat, se voit vraisemblablement sanctionné pour son engagement marqué en faveur d'Expo.02.

Pascal Corminboeuf, seul élu à Fribourg

Le conseiller d'Etat sortant Pascal Corminboeuf fait un carton aux élections cantonales fribourgeoises. Il est le seul candidat à être élu au premier tour. L'indépendant est talonné par les deux PDC sortants et la nouvelle venue Isabelle Chassot.

Sur 63 597 bulletins valables, M. Corminboeuf récolte 35 644 suffrages, dépassant clairement la majorité absolue de 31 799. Le directeur des finances Urs Schwaller manque de peu l'élection au premier tour et affiche 31 498 suffrages. Il est suivi par le directeur de l'économie Michel Pittet (29 324), assuré de rempiler pour un troisième mandat.

Enfin, Isabelle Chassot, démocrate-chrétienne elle aussi, sera très certainement la deuxième femme au gouvernement fribourgeois. La benjamine des candidats fait un très beau score et engrange 27 662 suffrages.

swissinfo avec les agences

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