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Fonds en déshérence: le rapport Volcker blanchit les banques suisses

La Commission Volcker, chargée de faire toute la lumière sur le sort des fonds déposés en Suisse par les victimes du nazisme, a publié son rapport final, ce lundi à Zurich. Ce texte lave les banques suisses des pires soupçons qui pesaient sur elles.

Ce contenu a été publié le 06 décembre 1999 - 12:23

La Commission Volcker, chargée de faire toute la lumière sur le sort des fonds déposés en Suisse par les victimes du nazisme, a publié son rapport final, ce lundi à Zurich. Ce texte lave les banques suisses des pires soupçons qui pesaient sur elles. Mais il laisse aussi ouvertes quelques questions.

Après des années de polémique et d’accusations qui, parfois, ont tourné au psychodrame national, en Suisse, voici enfin l’heure du verdict. L’enquête de la commission Volcker, une commission composée à la fois de représentants des banques et des organisations juives, aura duré trois ans. Un effort sans précédent, unique au monde, qui devrait permettre de tirer un trait sur cette affaire.

Ce rapport est tout d’abord un soulagement pour les banquiers helvétiques. Il arrive à la conclusion qu’il n’y a pas eu d’efforts concertés pour détourner les avoirs des victimes du nazisme, pas de discrimination organisée ni de destruction systématique de documents liés à cette question. Mais la commission relève tout de même le comportement très critiquable de certains établissements, notamment un manque de sensibilité face aux demandes des victimes ou de leurs héritiers et un manque de diligence, lors de précédentes enquêtes.

Quant au nombre de comptes en question, la commission en a trouvé 50 000 environ ayant un lien vraisemblable ou possible avec des victimes du nazisme. Le chiffre est important, mais il intègre une part d’incertitudes et de suppositions. Quant aux montants en jeu, la commission a renoncé à effectuer un total. Les différentes informations retrouvées étant justement trop peu comparables.

La commission fait enfin une série de recommandations, notamment celle de publier les noms de titulaires de 25000 comptes, soit une partie seulement des comptes retrouvés. Ce sera à la Commission fédérale des banques de se prononcer. Elle devrait le faire un début de l’année prochaine.

Pierre Gobet

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