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Fin de règne pour Roger Federer

La finale de Wimbledon a été le véritable tournant... Reuters

C'est officiel! Après quatre ans et demi passés sur le fauteuil de numéro un mondial du tennis masculin, après aussi son échec aux JO de Pékin, le Bâlois cède sa place à son grand rival espagnol Rafael Nadal au classement de l'ATP.

Ce contenu a été publié le 18 août 2008 - 12:59

A Pékin, le rêve de médaille olympique en simple s'est brisé pour Federer en quart de finale, après sa défaite contre James Blake (6-4, 7-6).

C'est en raison du décalage dans le calendrier dû aux Jeux olympiques justement, que la passation de pouvoir entre le Suisse et Nadal n'intervient qu'aujourd'hui avec la publication officielle du classement de l'Association de tennis professionnelle (ATP).

L'Espagnol, qui a largement dominé le début de saison, a notamment privé Roger Federer d'un premier titre à Roland- Garros et d'un sixième sacre à Wimbledon. Et comme à la parade, il s'est encore offert l'or olympique ce dimanche.

Mais c'est début août, à Cincinnati, que le Majorquin a gagné le droit de devenir le 24ème numéro un mondial de l'ère moderne, le 3ème Espagnol (après Carlos Moya et Juan Carlos Ferrero).

«Je sais que je vais être numéro un mondial. Devenir numéro un mondial est un cadeau récompensant énormément de travail dans le passé, c'est donc satisfaisant», a déclaré Rafael Nadal qui aura passé 160 semaines sous le matricule du deux mondial.

La défaite de trop

Incapable de surmonter sa déception de sa défaite en finale de Wimbledon où il aurait pu devenir le premier tennisman de tous les temps à remporter le tournoi londonien six fois de suite, Roger Federer a en effet concédé la défaite de trop. La onzième depuis le début de l'année.

C'était contre le géant Croate Ivo Karlovic, en trois sets et deux tie-break face à un adversaire qu'il avait pourtant toujours dominé. Le Bâlois ne doit qu'à la défaite de Rafael Nadal en demi-finale et au décalage de calendrier dû aux JO de ne pas avoir été destitué avant.

«Ces dernières années, j'attachais une très grande importance à ce rang de no 1 mondial», a lancé Roger Federer juste après sa défaite. «Mais aujourd'hui, je ne joue pas pour être no 1 mais pour gagner des tournois. Rafael Nadal mérite amplement la place de no 1».

Une première depuis 2002

Malade en début d'année (mononucléose), battu en demi-finale de l'Open d'Australie par Novak Djokovic puis en finale à Paris et Londres par Rafael Nadal, Roger Federer pourrait bien ne pas remporter un seul tournoi du Grand Chelem cette année. Une première depuis 2002.

Mais rien est encore perdu. Un succès à New York lors de l'US Open (qui constituerait un cinquième succès d'affilé) donnerait un tout autre visage à cette saison difficile.

Une saison difficile que les JO ont tout de même quelque peu égayé. Lui qui en avait fait un des grands objectifs de 2008 y a été éliminé en simple dès les quarts de finale. Une nouvelle désillusion olympique après avoir chuté au deuxième tour à Athènes en 2004 et échoué pour le bronze à Sydney en 2000...

Restera tout de même l'or olympique, acquis en double aux côtés de Stanislas Wawrinka. «Je suis vraiment très fier d'avoir remporté cette médaille pour la Suisse, pour moi, pour Stan. C'est quelque chose qui restera pendant très longtemps», a dit Roger Federer.

Changement de statut... et de sponsors?

Selon la Tribune de Genève qui a mené l'enquête, le changement de statut du Suisse ne devrait pas trop influencer les relations qu'il entretient avec ses sponsors.

Le Bâlois dispose d'un contrat à vie avec son fournisseur de raquette Wilson et il a signé, il y a quelques mois, un contrat de huit ans et 130 millions de francs (16 millions par année) avec l'équipementier Nike. Il s'agit du plus gros contrat publicitaire de l'histoire du tennis.

Sympathique et toujours percutant, Roger Federer reste donc un partenaire de choix. Ce dernier devrait d'ailleurs battre bientôt un nouveau record, celui du joueur de tennis le mieux payé de l'histoire de la discipline.

Depuis ses débuts, le Bâlois aurait en effet engrangé près de 42 millions de dollars (Pete Sampras, le mieux rémunéré jusqu'ici en avait gagné 43 millions). Rafael Nadal a donc encore un autre défi en vue.

swissinfo, Mathias Froidevaux

Ex-numéro un

Roger Federer est le numéro un mondial qui a passé le plus de temps (237 semaines) sans interruption à la tête de la hiérarchie mondiale, soit depuis le 2 février 2004.

Rafael Nadal était, jusqu'ici, le numéro deux mondial qui a passé le plus de temps à la place de dauphin (depuis le 25 juillet 2005).

Roger Federer a remporté 55 tournois dont 12 du Grand Cheleme (5 fois Wimbledon, 4 fois l'US Open et trois fois L'Open d'Australie)

Cette année, le Bâlois a disputé trois tournois du Grand Chelem et sept Masters séries sans un remporté un seul.

Aux JO de Pékin, Roger Federer a été stoppé en quart de finale par James Blake, vainqueur 6-4, 7-6 (2). Jusque-là, l'Américain ne lui avait pris qu'un set en huit matches.

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