Navigation

Feu vert pour le décollage de SWISS

Selon le tribunal, il n'y a aucun danger de confusion entre SWISS et Swissair. Keystone

La plainte du groupe Swissair contre l'utilisation de la marque SWISS a été rejetée. La nouvelle compagnie devrait pouvoir s'envoler à la fin du mois.

Ce contenu a été publié le 05 mars 2002 - 18:46

L'affaire n'a pas traîné. C'est vendredi que Swissair demandait à la justice zurichoise de prendre des mesures urgentes contre Crossair. Il n'a même pas fallu quatre jours au Tribunal de commerce du canton de Zurich pour trancher, en rejetant la requête du groupe aérien, en voie de liquidation.

Swissair, au nom de la défense des intérêts de ses créditeurs, voulait notamment interdire à la nouvelle compagnie aérienne nationale d'utiliser, le nouveau nom qu'elle s'est choisi, SWISS. Crossair veut profiter de la valeur de notre marque sans en payer le prix, se plaignait Swissair.

Les arguments du juge

L'argument n'a pourtant pas convaincu le juge unique chargé de statuer. Pour deux raisons, principalement. Il observe tout d'abord que Swissair ne risque pas de subir un dommage qu'il serait difficile, par la suite, de réparer. Or cette condition doit être remplie pour justifier des mesures d'urgence.

Le juge met en particulier en doute l'évaluation avancée par Swissair quant à la valeur de sa marque (660 millions de francs). Il estime en effet que SWISSAIR a une «une valeur courante bien plus basse», étant donné la débâcle que le groupe traverse.

Mais le tribunal va plus loin et se prononce également sur le fond de l'affaire. Il considère qu'il n'y a pas de danger de confusion entre les deux marques, qualifiées de «différentes». Il ajoute en outre que l'utilisation de la croix suisse sur l'empennage des avions «va de soi» pour la plus grande compagnie aérienne du pays.

Un recours reste possible

Du côté de Swissair, on encaisse le coup. S'achemine-t-on vers un recours? «C'est une option, admet Rainer Meier, porte-parole du groupe, mais nous allons d'abord analyser les détails. Nous nous prononcerons plus tard.»

Chez Crossair, c'est évidemment la satisfaction. «Aujourd'hui nous avons une raison supplémentaire de croire que nous avons bien fait notre travail», déclare le porte-parole de la compagnie, Patrick Jeandrain.

A Berne, le Département fédéral des finances a également fait part de son soulagement. Mais il reste du pain sur la planche. Patrick Jeandrain: «Nous continuons de travailler d'arrache-pied pour faire décoller SWISS le 31 mars, sans aucun problème supplémentaire.»

Pierre Gobet, Zurich

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?