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Femmes en politique: un scrutin suisse et une enquête internationale

Le week-end prochain, les Suisses diront si hommes et femmes doivent être présents à égalité dans les institutions politiques fédérales. Coïncidence: une organisation internationale publie ces jours-ci une enquête sur le thème des femmes en politique.

Ce contenu a été publié le 06 mars 2000 - 17:21

Le week-end prochain, les Suisses diront si hommes et femmes doivent être présents à égalité dans les institutions politiques fédérales. Coïncidence: une organisation internationale publie ces jours-ci une enquête sur le thème des femmes en politique.

187 femmes dans 65 pays ont répondu à la bonne centaine de questions que leur avait proposées l’Union interparlementaire pour faire le point sur leur expérience politique. Il en ressort deux grands constats. D’abord: lorsque les femmes sont assez nombreuses pour représenter un début de force politique, elles sont en mesure de susciter des changements dans les processus de décisions et d’en infléchir les résultats. Ensuite: le monde politique reste globalement peu ouvert aux femmes qui doivent se battre «pour chaque pouce de terrain».

Les femmes, lit-on dans cette étude, apportent en politique un autre style, un autre regard, d’autres manières de faire. Elles s’intéresseraient aux problèmes moraux et sociaux et à leurs solutions davantage que les hommes qui, eux, seraient plus portés vers les questions de profit et de pouvoir. Et leurs difficultés en politique viendraient précisément de certaines pratiques établies, contraires aux principes démocratiques de parité et d’égalité.

Les électeurs suisses, appelés en votation ce week-end, trouveront aussi dans ce rapport de l’Union interparlementaire quelques pistes de réflexion sur le thème des quotas. A lire certaines interviews, le système des quotas aurait, bien au-delà des institutions politiques, un impact également positif sur le plan social. Ce genre de mécanisme peut donc se révéler utile, du moins comme palliatif, car l’inégalité des femmes dans les prises de décisions traduirait un «déficit démocratique». Mais, rétorquent d’autres, l’important, c’est la qualité et la compétence et non le pourcentage. Reste, comme le dit un proverbe des Îles Comores, qu’on ne peut pas applaudir d’une seule main.

Bernard Weissbrodt




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