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Federer manque la passe de trois dans l’Oberland

Pensif Roger Federer! Il ne gagnera pas un troisième tournoi d'affilée. Keystone

Vainqueur de ses deux derniers tournois, Roger Federer a fini par trouver son maître à Gstaad. En finale, le Bâlois s’est incliné en cinq sets face à Jiri Novak.

Ce contenu a été publié le 13 juillet 2003 - 16:57

Ce n’est pas donc cette année qu’un Suisse succédera à Heinz Günthardt, vainqueur en 1980.

Roger Federer n’a pas réussi la passe de trois. Après ses deux titres conquis sur les gazons de Halle et de Wimbledon, il a capitulé en finale de l’Open de Gstaad. Devant 6 000 spectateurs tout acquis à sa cause.

Son bourreau est de nationalité tchèque. Du haut de son mètre nonante, Jiri Novak s’est imposé en cinq sets (5-7 6-3 6-3 1-6 6-3) au terme d’un combat de 2 heures et 47 minutes de jeu.

Le Bâlois s’était pourtant adjugé leurs trois derniers duels et menait 4 à 3 au niveau des confrontations. Mais ces quatre victoires du No 1 helvète avaient toutes été remportées sur des surfaces en dur.

Quinze victoires à la suite

Le géant slave, déjà vainqueur à Gstaad en 2001, a donc mis un terme à la série de 15 matches sans défaite du Suisse. La meilleure sur le circuit de l’ATP Tour en 2003.

Roger Federer n’avait en effet plus perdu depuis le 26 mai. C’était face au Péruvien Luis Horna, au premier tour de Roland-Garros.

En finale du tournoi bernois, la nouvelle coqueluche suisse était tout simplement trop émoussée. Moins précis dans ses placements, et moins alerte dans ses déplacements, «Rodgeur» a commis un nombre incalculable de fautes. Et très inhabituel de sa part.

Du coup, il n’ajoutera pas un sixième titre à sa moisson 2003 (après Marseille, Dubaï. Munich, Halle et Wimbledon, le tout sur quatre surfaces différentes). Et ce n’est pas non plus dans l’Oberland qu’il vaincra le signe indien.

Après ses deux revers en finale des Swiss Indoors de Bâle (en 2000 contre Enqvist et en 2001 contre Henman), l’actuel No 1 mondial du classement Race n’est toujours pas parvenu à remporter un tournoi sur sol helvétique.

«Ce n'est pas drôle de perdre toujours devant son public, concédait Roger Federer à l'issue de la partie. Mais honnêtement, jouer une finale ici à Gstaad était pour moi une très grande surprise.»

Pour Jacques Hermenjat et le public



Cette défaite n’enlève cependant rien à son mérite. Bien au contraire. Alors que d’autres auraient décliné au dernier moment leur invitation après un succès en Grand Chelem, le Bâlois s’est fait un point d’honneur d’être de la partie dans l’Oberland bernois.

Pour Jacques Hermenjat, le directeur du tournoi. Lui qui l’invita à faire ses premiers pas sur le front de l’ATP en 1998. Et pour le public, venu en masse le porter au pinacle.

Roger Federer n’a donc que très peu de regrets à nourrir. Si ce n’est qu’il n’est pas le premier Suisse à apposer son nom sur le trophée bernois depuis la consécration de Heinz Günthardt en 1980.

Maintenant, ce gentleman des courts peut enfin s’accorder quelques journées de vacances bien méritées. Avant la longue tournée qu’il l’attend sur le continent américain dès le 28 juillet.

swissinfo, Raphael Donzel

En bref

- Jacques Hermenjat peut remercier Roger Federer. La longue présence du No1 suisse dans l’Oberland bernois a permis à la manifestation d’enregistrer une affluence record avec la présence de 47'400 spectateurs tout au long de la semaine.

- Peu avant le tournoi, le directeur du tournoi a pourtant dû faire face à une avalanche de désistements: soit les Espagnols Juan Carlos Ferrero et Albert Costa, l’Argentin David Nalbandian et le Chilien Fernando Gonzalez.

- Le titre est finalement revenu au Tchèque Jiri Novak, déjà lauréat en 2001 dans les Alpes bernoises et qui n’avait plus, depuis, connu la consécration sur le circuit de l’ATP Tour.

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Faits

Roger Federer disputait à Gstaad sa septième finale de la saison, la 17e de sa carrière. En 2003, il en a enlevé cinq (Marseille, Dubaï, Munich, Halle et Wimbledon), s’ajoutant aux quatre remportées par le passé.
Le Bâlois, No 1 du classement Race, présente la plus belle fiche en 2003: 53 succès pour seulement 10 défaites.
Il est aussi le joueur qui compte la série de victoires la plus impressionnante de l’année (15).

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