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Federer, l'unique carte suisse de Roland-Garros

Depuis sa victoire à Hambourg, Federer fait partie des dix meilleurs joueurs du monde. Keystone

En l'absence de Martina Hingis blessée, Roger Federer portera seul les espoirs de succès suisse à Paris. Un défi à la hauteur de son talent.

Ce contenu a été publié le 26 mai 2002 - 16:54

Depuis une semaine, la carrière de Roger Federer a pris une autre dimension. Vainqueur à Hambourg du premier tournoi Masters Series de sa carrière, il fait désormais partie du cercle très fermé des dix meilleurs joueurs du monde.

Les Masters Series est l'un des neuf tournois majeurs situés dans l'ordre d'importance juste derrière les quatre tournois du Grand Chelem que sont Roland Garros, Wimbledon, l'US Open et l'Open d'Australie.

En s'imposant sur la terre battue allemande, face au no 1 mondial russe Marat Safin, le Bâlois ne pouvait mieux préparer le grand rendez-vous parisien. Il y a dix-neuf ans, le Français Yannick Noah avait d'ailleurs enchaîné les victoires dans ces deux tournois. Prémonitoire?

Parmi les favoris

Une chose est sûre, quart de finaliste l'an dernier à la Porte d'Auteuil, le Bâlois fait cette année figure de favori. Un nouveau rôle auquel il risque bien de s'habituer dans un futur proche. Très bien entouré et conseillé par son ami et coach Peter Lundgrenn, Roger Federer a franchi une étape décisive dans sa carrière.

Le «sale gosse» a mûri. Désormais serein, il sait que son tennis est en place et que l'avenir lui appartient. Roger est aujourd'hui un véritable champion. Celui qu'il attendait d'être depuis qu'il avait mis fin à l'invincibilité de Pete Sampras sur le gazon de Wimbledon en huitième de finale l'an dernier.

Il doit maintenant être capable d'accrocher un tournoi du Grand Chelem à son palmarès. Pourquoi pas celui de Roland-Garros, qu'il aborde en pleine confiance?

«J'y vise au moins les quarts de finale», concédait-il avec modestie dans les colonnes d'un grand quotidien sportif français juste après sa victoire à Hambourg.

Avant d'ajouter: «cela dépendra beaucoup du tirage au sort». Mais quel que soit l'adversaire qui se profilera sur sa route, Roger Federer sait aujourd'hui qu'il peut le battre. A commencer par le Marocain Hicham Arazi.

Mais, le Bâlois devra venir à bout de l'Espagnol Juan Carlos Ferrero (no 11) en huitième de finale s'il entend faire aussi bien que l'an dernier, lorsqu'il avait atteint les quarts de finale. Les autres prétendants à la victoire ont été épargnés par le tirage, tout comme les favorites du tableau féminin.

Kuerten pour Heuberger

Les deux autres Suisses présents dans le tableau masculin seront confrontés à des tâches plutôt délicates au premier tour. Si Michel Kratochvil (ATP 49) ne partira pas battu d'avance face au Slovaque Dominik Hrbaty (ATP 56), qui est très loin d'évoluer à son meilleur niveau, Ivo Heuberger (ATP 116) ne devrait effectuer qu'une brève apparition à la Porte d'Auteuil.

Le Saint-Gallois sera en effet opposé au double tenant du titre et triple vainqueur de Roland-Garros, Gustavo Kuerten. Même si le Brésilien n'a pas encore retrouvé toutes ses sensations après son opération à la hanche en février dernier, Heuberger ne devrait pas avoir la moindre chance de s'en sortir.

Jennifer Capriati sur la route de Patty

La grande absente de ce tournoi, ce sera Martina Hingis, qui n'avait pas encore manqué la moindre épreuve du Grand Chelem depuis son premier Open d'Australie, en 1995.

Patty Schnyder se mesurera à une qualifiée, tout comme Marie-Gaïané Mikaelian (WTA 52). La Bâloise devrait logiquement atteindre le 3e tour, où elle pourrait affronter l'Ouzbèque Iroda Tulyaganova (no 14), avant un éventuel face-à-face avec la numéro un mondial, Jennifer Capriati, en 8e de finale.

Tenante du titre, l'Américaine fait partie des favorites, tout comme ses compatriotes Venus (no 3) et Serena (no 3) Williams, ou les Belges Kim Clijsters (no 4) et Justine Henin (no 5).

Troisième Suissesse en lice, Emmanuelle Gagliardi (WTA 45) va au devant d'une mission impossible. La Genevoise en découdra en effet avec Jelena Dokic (no 7) dès le premier tour. La puissante Yougoslave ne devrait pas connaître de difficulté face au numéro trois helvétique.


swissinfo/ Mathias Froidevaux avec les agences

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