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Famine: la Suisse au secours des Zimbabwéens

La politique du gouvernement rend complique l’acheminement de l’aide. Keystone Archive

La famine qui touche le sud du continent africain menace 6 millions de personnes au Zimbabwe, où la situation est aggravée par la politique du président Mugabe.

Ce contenu a été publié le 01 octobre 2002 - 18:23

La Suisse apporte son soutien, à travers la DDC et Caritas notamment.

Au Zimbabwe, les conséquences de la réforme agraire menée par le gouvernement s'ajoutent à la sécheresse qui touche le sud du continent africain. Près de la moitié de la population de ce pays autrefois riche est menacée d'une famine sans précédent.

«Pendant que les fermes des paysans blancs sont remises à des Zimbabwéens noirs, rien n'est produit», précise Nathalie Vesco, chargée de programme pour l'Afrique australe auprès de la DDC.

«Nous constatons un déficit de production d'environ 70% comparé aux années précédentes, ajoute Marianne Huber, cheffe du département Afrique à Caritas Suisse. Aujourd'hui, nous avons besoin de 800 tonnes de nourriture.»

20 000 enfants à sauver

Caritas et la Mission Bethléem Immensee vont donc apporter une aide alimentaire d'urgence. Les œuvres d'entraide espèrent nourrir 20 000 enfants, des malades du sida et des orphelins du sida également.

Une première livraison de 17 tonnes de lait sera envoyée dans la région de Gweru, au sud du pays. Une aide alimentaire de trois millions de francs suisses sera distribuée jusqu'en août 2003, en priorité dans des écoles.

De son côté, la Direction du développement et de la coopération (DDC) a apporté un soutien pour un montant qui s'élève actuellement à 5 millions de francs. Elle verse la plus grande partie de cet argent au Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM).

Le problème c'est que la politique du gouvernement rend parfois l'acheminement de l'aide difficile. «Les importations sont beaucoup plus réglementées», précise Nathalie Vesco.

«Mais la situation est surtout difficile pour les nouveaux acteurs qui ne reçoivent pas forcément d'accréditation du gouvernement, poursuit-elle. Pour les organisations qui sont présentes sur place depuis longtemps - c'est le cas de beaucoup d'ONG suisses, c'est plus facile.»

La DDC et Caritas travaillent donc essentiellement avec des structures et des programmes déjà en place. «Nos antennes locales sont expérimentées, conclut Marianne Huber. Celle de Gweru, par exemple, travaille là depuis trente ans.»

swissinfo/Alexandra Richard

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