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Fabian Jeker forfait pour les Mondiaux de Lisbonne

Fabian Jeker ne se sent décidément pas en forme. Keystone Archive

Après Camenzind et Dufaux, au tour de Fabien Jeker de rester à la maison. Il s'estime en petite forme et de plus souffre d'un début de grippe. Dès lors le directeur de Swiss Cycling a fait appel au Bâlois Marcel Srauss. Jean-Claude Leclercq ne s'affole pas. Il parle de reconstruire.

Ce contenu a été publié le 09 octobre 2001 - 21:15

La nouvelle est tombée, brutale: Fabian Jeker renonce à participer aux championnats du monde. «Vendredi soir déjà», précise Jean-Claude Leclercq, directeur technique de Swiss Cycling «Fabian m'a annoncé qu'il renoncerait probablement à sa sélection».

Pour sa part le Bâlois, qui vit en Espagne, explique sa décision: «J'avais décidé que la course Subita al Noranco de samedi passé me servirait de test. Il est négatif. De plus, depuis dimanche je suis malade», a-t-il déclaré aux instances fédératives.

Et Jeker d'argumenter encore: «Certes, j'ai fini la Vuelta. Mais jamais, en quatre participations, je n'avais été aussi mauvais. Je ne me sens pas en forme. Dès lors, pour un championnat du monde, en plus du Portugal, où on attend beaucoup de moi...». Rappel: Jeker (33 ans) court pour le groupe portugais «MAIA».

Pour suppléer à ce forfait, Jean-Claude Leclercq a fait appel à Marcel Straus, passé cette saison de «Post Swiss Team» à l'équipe allemande de «Gerolsteiner» qui, actuellement, investit pour courir en première division au printemps. A 25 ans, Strauss appartient à la jeune génération du cyclisme suisse.

Fin d'un cycle glorieux

Ainsi la sélection nationale s'effrite après les renoncements d'Oscar Camenzind et de Laurent Dufaux. Certaines voix parlent de déconfiture. Certes, Camenzind faisait figure de capitaine de route. «Il est réellement malade», souligne Leclercq. Sven Montgomery et Markus Zberg sont blessés. Rien à ajouter. Alex Zülle est sur le déclin. On le savait depuis le printemps. Laurent Dufaux cherche ses marques depuis le début de saison.

Dès lors, parler de déconfiture est un faux problème. Certes, depuis 1996 à Lugano le cyclisme suisse vivait sur un petit nuage au niveau des Mondiaux. On avait pris l'habitude de les voir briller: Oscar Camenzind, Mauro Gianetti, Markus Zberg étaient rentrés au pays, qui avec un titre mondial, qui avec une médaille d'argent. Et un titre olympique pour Pascal Richard.

Depuis Lugano la sélection suisse a vécu sous l'ère Wolfram Lindner. Aujourd'hui l'ex-Allemand de l'Est est parti construire son équipe (Team COAST). Il espérait surtout relancer la carrière de Zülle...

L'époque Lindner appartient au passé. Aujourd'hui débute l'ère Jean-Claude Leclercq. Le Français de Zurich ne fait pas un drame de tous ces forfaits. Il devra simplement revoir ses plans tactiques «Nous n'avons rien à perdre».

Le cyclisme suisse est à la fin d'un cycle glorieux. Avec tous ses bons et ses mauvais côtés. L'heure est à la reconstruction. Jean-Claude Leclercq: «Suite à tous ces désistements, certains ne vont pas manquer de me mettre dans le collimateur, comme ça s'est déjà fait. Je ne sens aucune pression. J'ai le sentiment, qu'avec le concours de mes collaborateurs, nous avons mis tous les atouts de notre côté».

Ensuite, parlant de l'avenir, il précise: «Nous aurons peut-être une bonne surprise dans ce cas. Il faut aussi une part de réussite. Et puis l'année prochaine il faudra recommencer. Prenons chaque chose en son temps...».

L'heure n'est pas de crier avec les loups.

Pierre-Henri Bonvin, Lisbonne

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