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En Suisse, les surfaces bâties ont augmenté de 13 pour cent en 20 ans

Selon l’Office fédéral de l’aménagement du territoire (OFAT), cette augmentation concerne, en premier lieu, les habitations et se fait au détriment des terres agricoles. L’OFAT recommande une plus grande maîtrise des politiques d’urbanisation.

Ce contenu a été publié le 31 janvier 2000 - 19:13

Selon l’Office fédéral de l’aménagement du territoire (OFAT), cette augmentation concerne, en premier lieu, les habitations et se fait au détriment des terres agricoles. L’OFAT recommande une plus grande maîtrise des politiques d’urbanisation.

Selon l’OFAT, les surfaces d’habitations ont plus fortement augmenté que les surfaces industrielles et celles dévolues au transport. Cette urbanisation s’est essentiellement produite en plaine. Mais elle a également touché des cantons montagnards comme le Valais et Uri.
Dans l’ensemble, l’urbanisation s’est d’abord faite au détriment des surfaces agricoles utiles. C’est particulièrement le cas des cantons de Berne, de Vaud et du Valais. Selon les calculs de l’OFAT, les surfaces improductives et boisées ont, par contre, légèrement augmenté.

Autre constat: les prés et les terres arables ont diminué au bénéfice des pâturages. Quant à la surface affectée à l’horticulture et aux serres, elle a progressé de 31 pour cent.

L’OFAT estime que l’aménagement du territoire n’a pas réussi à freiner suffisamment l’extension continue des surfaces bâties. Il recommande donc aux cantons de mieux tirer parti des friches industrielles et de densifier davantage les constructions, autrement dit de diminuer la surface bâtie par habitant.

Selon Gilles Gardet, directeur de l’aménagement du canton de Genève, il faut toutefois relativiser les chiffres avancés par l’OFAT: «La méthode de calcul utilisée fonctionne à grande échelle, mais sur le plan local, elle est trop imprécise».

On peut dès lors douter de l’utilité réelle d’une telle étude. Car le constat général dressé par l’OFAT a déjà été établi par d’autres et il ne permet apparemment pas une analyse précise des cas particuliers.

Frédéric Burnand

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