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Emblème de la Croix-Rouge: la Suisse fait le forcing

Deux des emblèmes en discussion: le diamant et le chevron. Keystone

A l´issue de la réunion de travail qui s´est tenue à Genève mardi et mercredi, la diplomatie suisse espère toujours pouvoir régler le conflit autour de l´emblème du Mouvement de la Croix-Rouge et convoquer une conférence diplomatique fin octobre.

Ce contenu a été publié le 06 septembre 2000 - 20:59

«Cette réunion préparatoire n'avait pas pour but de prendre une décision. Il s'agissait de se mettre d'accord sur un cadre et un processus de négociation». Le président de la réunion, l'ambassadeur de Suisse Nicolas Michel a tout fait, à l'issue de la réunion, pour présenter le conflit sous un jour positif.

Vieux de cinquante ans, ce litige a rebondi en début d'année sous la pression de la Croix-Rouge américaine. Sa présidente, la républicaine Bernardine Healy a effet menacé le mouvement de la Croix-Rouge et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de rétorsions financières si le Magen David Adom, la société de secours israélienne, n'était pas rapidement reconnue et son emblème, l'étoile de David, accepté.

Etat dépositaire des conventions de Genève, la Suisse s'est donc chargée de mener des négociations en vue de créer un nouvel emblème croix-rouge qui compléterait ceux qui existent déjà. L'adoption de ce troisième logo permettrait à la société de secours israélienne d'y insérer son emblème national (l'étoile de David) et d'être ainsi officiellement reconnue par le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Reste qu'un accord n'est pas encore en vue. Principal écueil: les pays arabes demandent en effet un délai de réflexion face aux dernières propositions en matière d'emblème. Mais Nicolas Michel a tenu à souligner les avancées du dossier. Selon l'ambassadeur, les débats ont été sereins et constructifs et l'ensemble des participants sont déterminés à trouver une solution durable. Nicolas Michel a également assuré que les participants se sont déclarés sans arrière-pensées politiques, démentant ainsi des sources diplomatiques affirmant le contraire.

Steve Davey, de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a précisé que la Croix-Rouge américaine ne ferait rien pour entraver le processus de négociation, alors qu'elle s'y était opposée en début d'année. Steve Davey a enfin souligné que la société de secours israélienne était favorable au projet de nouveau protocole entérinant la création d'un nouvel emblème.

L'ambassadeur Nicolas Michel espère donc toujours pouvoir tenir les délais fixés pour la conférence diplomatique avalisant le nouvel emblème et qui doit avoir lieu les 25 et 26 octobre prochains. La Confédération dispose encore dix à quinze jours pour décider de la convoquer. Quant à la diplomatie helvétique, elle va mettre les bouchées doubles pour aplanir les dernières difficultés.

Frédéric Burnand

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