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Election du Conseil fédéral par le peuple: l’UDC persiste et signe

Vainqueur des dernières élections législatives nationales, l’Union démocratique du centre prépare une initiative réclamant l’élection par le peuple des sept membres du gouvernement fédéral. Les délégués de l’UDC se prononceront le 15 avril.

Ce contenu a été publié le 11 janvier 2000 - 17:04

Vainqueur des dernières élections législatives nationales, l’Union démocratique du centre prépare une initiative réclamant l’élection par le peuple des sept membres du gouvernement fédéral. Les délégués de l’UDC se prononceront le 15 avril.

L’idée colle parfaitement au profil de l’UDC et de son aile dominante, celle du patriotisme et du populisme, dont le chef de file est le président de la section zurichoise de l’UDC, le conseiller national Christoph Blocher. Le discours qui sert de toile de fond à cette démarche consiste à affirmer que les gouvernants font fi de la volonté populaire. S’ils étaient élus par le peuple, ils devraient se plier à la volonté de ce dernier, sans quoi ils compromettraient leur carrière.

A l’origine, cet avant-projet d’initiative populaire devait servir à appâter les électeurs, à glaner des suffrages. Aujourd’hui, l’UDC est en quelque sorte victime de son succès. Elle a progressé de près de 8 pour cent en octobre dernier, passant du quatrième au premier rang des partis suisses en termes de suffrages. Cela l’a conduit à revendiquer un second des sept fauteuils du collège gouvernemental et à lancer la candidature de Christoph Blocher en personne au Conseil fédéral en décembre dernier. Cousue de fil blanc, la manoeuvre a cependant échoué. L’UDC, aujourd’hui, ne peut se permettre de lâcher son idée de faire élire les membres du gouvernement par le peuple. Elle en perdrait sa crédibilité. Elle annonce donc à grand tapage - et avec la complicité des médias - qu’elle poursuit la préparation de cette initiative populaire. Son lancement ou non sera décidé par une assemblée des délégués en avril prochain.

Dans un passé lointain, les Suisses ont déjà écarté, à deux reprises, des initiatives en vue d’introduire l’élection par le peuple des membres du gouvernement fédéral. Des conseillers fédéraux qui sont élus par les deux chambres réunies du parlement pour une durée de quatre ans. Et, depuis un demi-siècle, l’Assemblée fédérale respecte, ce faisant, une clé de répartition immuable entre les quatre grands partis qu’on appelle la formule magique: deux radicaux, deux socialistes, deux démocrates-chrétiens et un UDC.

Pierre-André Tschanz

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