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Ecosystème: l'arc alpin passé au peigne fin

"Les habitats et paysages dans l'arc alpin sont devenus rares et précieux." Keystone

Le Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) veut étudier l'impact de l'économie - tourisme, agriculture- sur les paysages et les habitats dans l'arc alpin. La recherche n'en est encore qu'à ses débuts.

Ce contenu a été publié le 24 octobre 2000 - 21:08

L'arc alpin se transforme rapidement. Ce bouleversement est dû à des facteurs naturels - on pense notamment aux changements climatiques - mais aussi à l'influence humaine.

Ces changements sont loin d'être terminés. Selon le FNRS, l'intégration européenne, la globalisation des marchés et l'apparition de nouvelles réglementations internationales vont encore avoir une grande influence sur les transports, l'économie énergétique, l'agriculture, le tourisme.

Conséquence de cette évolution: «les habitats et paysages dans l'arc alpin sont devenus rares et précieux», lance Bernard Lehmann, professeur et président du groupe de direction du programme de recherche.

Selon ce chercheur, le paysage a jusqu'à présent été une valeur résiduelle, qui venait notamment après le développement des routes et les réseaux ferroviaires. «Mais nous réalisons maintenant qu'il faut tenir compte de cette valeur précieuse, la mettre plus en avant», explique Bernard Lehmann.

Le FNRS a donc décidé d'inverser la vapeur. Dans une étude, il se demande quel est l'impact de l'économie en général (tourisme, agriculture) sur les paysages et les habitats dans l'arc alpin.

But final de l'étude: déterminer comment les paysages et écosystèmes alpins doivent se développer afin de répondre aux attentes de la population, de tenir compte des impératifs économiques tout en garantissant la sécurité et en respectant la diversité des espèces.

Concrètement, les scientifiques vont notamment étudier l'évolution de ces paysages durant ces 50 dernières années, les moteurs de leurs transformations et les possibilités d'actions, notamment aux niveaux économiques et politiques.

Mais les formes exactes de cette étude doivent encore être déterminées. Le Fonds national vient de lancer un appel d'offres. Les chercheurs sélectionnés définiront plus clairement les recherches.

Bernard Lehmann a cependant plusieurs idées en tête. Ainsi, les chercheurs pourraient étudier le partage du milieu alpin entre les citadins, qui l'utilisent pour leurs loisirs, et les habitants, qui y travaillent. «Il faudrait alors se demander quel avenir donner au monde alpin, afin que tous y trouvent leur compte, y compris les générations futures», conclut le scientifique.

Ce programme de recherche dispose d'une enveloppe globale de 15 millions de francs. Les travaux dureront au maximum cinq ans. Au niveau international, il est étroitement lié à la Convention alpine, à la Convention européenne du paysage et aux projets européens.

Caroline Zuercher avec les agences



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