Navigation

Serono: année record, mais avenir incertain

Ajustments d'un bioréacteur chez Serono. Pour un avenir qui chante? Keystone

Le numéro un européen de la biotechnologie annonce des résultats records pour 2004. Mais l'incertitude plane sur ses perspectives de profit à long terme.

Ce contenu a été publié le 02 février 2005 - 13:21

L'an dernier, le bénéfice net de Serono a augmenté de 27% à 494,2 millions de dollars et son chiffre d’affaires de 22% à 2,458 milliards.

«Nous avons réalisé une excellente croissance en 2004, tout en ayant effectué d'importants investissements pour l'avenir de Serono», résume Ernesto Bertarelli, directeur Général du numéro trois mondial de la biotechnologie.

2004 rime en effet avec résultats records, situés dans le haut de la fourchette des attentes du marché.

Le bénéfice net de Serono a augmenté de 26,7% pour atteindre 494,2 millions de dollars. Son chiffre d'affaires s’affiche en hausse de 21,8%, à 2,458 milliards de dollars et son bénéfice opérationnel en progression de 20,5% à 524,1 millions de dollars.

Les ventes du Rebif, principal médicament (contre la sclérose en plaques, 50,1% de la fabrication de Serono) de la firme helvétique ont progressé de 25,4% (en monnaies locales) à 1,09 milliard de dollars.

Arrivée d’un médicament rival

En 2004 toujours, Serono a investi 594,8 millions en recherche et développement (R&D). Ou 24,2% du chiffre d’affaires, contre 23,2% un an auparavant.

Cela dit, le groupe genevois a connu un quatrième trimestre «sans». Il attribue la chute de son bénéfice (- 19,6% à 89,7 millions de dollars) à l’ampleur des frais de R&D justement.

Durant l’année écoulée, les investisseurs ont exprimé à plusieurs reprises leur doutes face au nombre restreint de projets de produits pour le long terme. Et l’action Serono a perdu un quart de sa valeur en un an.

L’inquiétude touche aussi à l’arrivée d’un médicament rival dans le traitement de la sclérose en plaques – le Tysabri. Arrivée qui risque de réduire les perspectives de profit du groupe.

Le Rebif est aujourd'hui «sous la menace d'un produit potentiellement plus efficace, estime Michel Auch, analyste chez Ferrier Lullin et Cie. Les perspectives de croissance de ventes de produits annoncées par le groupe expriment elles-mêmes une certaine prudence».

Ernesto Bertarelli voit plutôt «une chance de consolider notre position» dans l'arrivée de ce concurrent. Selon le patron de Serono, ce nouveau produit devrait d’ailleurs être positionné comme une thérapie destinée aux patients dont les autres médicaments n’ont pu traiter le mal.

Ambitions affichées

Autrement dit, le groupe helvétique compte bien maintenir sa domination – 36% de parts de marché – dans le domaine de la sclérose en plaque hors des Etats-Unis. Et s’offrir une part «dominante» du marché américain d’ici 2006 (17% de parts de marché actuellement).

Pour 2005, le groupe prévoit des ventes de produits en hausse de 10 à 15%, un chiffre d'affaires d'au moins 2,6 milliards de dollars et un bénéfice net compris entre 520 et 540 millions de dollars.

«Nous allons poursuivre notre politique d'investissements en R&D, que ce soit dans des programmes internes ou dans le cadre de collaborations externes», afin de soutenir la croissance à plus long terme, indique Ernesto Bertarelli.

swissinfo et les agences

Faits

Le bénéfice net de Serono a atteint le niveau historique de 492 millions de dollars (+ 27%).
Son chiffre d’affaires a progressé de 22%, à 2,46 milliards de dollars.
Ces résultats apparaissent tout juste satisfaisants aux yeux des analystes.
Ces derniers expriment des craintes sur la dépendance de Serono face à son médicament vedette contre la sclérose en plaques Rebif.
Ainsi que sur les perspectives de développement à long terme du groupe.
En une année, l’action Serono a perdu un quart de sa valeur.

End of insertion

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?