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Le secteur horloger a le vent en poupe

L'horlogerie emploie de plus en plus de personnel spécialisé. Keystone

L'horlogerie et la microtechnique suisses se portent au mieux, comme le montre le nombre record d'employés affiché par ce secteur l'an dernier.

Ce contenu a été publié le 21 juin 2006 - 12:16

Les effectifs s'approchent de ceux d'il y a 25 ans, l'époque où l'horlogerie helvétique est sortie de la terrible crise des années 70.

Au 30 septembre 2005, le secteur horloger et microtechnique comptait 41'728 employés, soit une hausse de 4,3% ou de 1730 personnes par rapport à 2004.

Après plusieurs années qui avaient vu les effectifs fluctuer autour des 40'000 travailleurs, la hausse s'avère très marquée, note la Convention patronale de l'industrie horlogère suisse, en publiant mercredi ses statistiques.

Il faut remonter à 1981 pour retrouver des chiffres comparables. Les effectifs étaient alors de 45'885 personnes. Reste qu'à l'époque, la courbe était sur la pente descendante, note l'association faîtière. La branche était alors au beau milieu d'une mutation, qui l'a fait passer de quelque 90'000 employés en 1970 à moins de 30'000 en 1987.

Du côté du nombre d'entreprises, la tendance est plutôt à la stabilisation, même si quatre maisons supplémentaires sont venues grossir les rangs. Au total, la branche comptait 593 entreprises à fin septembre 2005.

Sur l'arc jurassien

La plus grande partie des effectifs (91,4%) se concentre sur l'arc jurassien, qui traverse le territoire de sept cantons de l'Ouest de la Suisse.

Neuchâtel est en tête (11'142 travailleurs, soit 26,7%), suivi de Berne (8684 personnes ou 20,8%) et de Genève (7111 personnes, 17%). Viennent ensuite le Jura (4078), Soleure (3688 employés), Vaud (3454) et Bâle (902).

En dehors de cette zone, seuls le Tessin (1278 employés), le
Valais (547), Schaffhouse (428) et Fribourg (248) ont une activité
horlogère significative, note la Convention patronale.

Vu que l'industrie horlogère occupe essentiellement du personnel de production, les trois quarts des employés (74,3%) sont actifs dans les ateliers des entreprises, auxquels s'ajoute 1,2% d'employés à domicile. L'administration est assurée par 21,1% des employés, tandis que 3,4 % des personnes ont des fonctions de direction.

La proportion hommes-femmes est plutôt homogène dans le milieu horloger, qui compte 54,3% de collaborateurs et 45,7% de collaboratrices.

Qualification essentielle

Le niveau de formation ne cesse de gagner en importance dans une industrie toujours plus active dans le haut de gamme. Désormais, 8,4% des collaborateurs en production bénéficient d'une formation supérieure et 42% possèdent un diplôme professionnel (CFC suisse ou titre étranger équivalent).

Les effectifs des personnes non qualifiées ou semi-qualifiées diminuent. Ils représentent 47,9% du personnel de production et 39,9% de l'ensemble des effectifs.

A l'instar de la construction, la branche horlogère se caractérise par un fort degré de couverture de l'emploi. La convention collective de travail (CCT) du secteur coiffe 83,3% des travailleurs, soit 416 entreprises affiliées (70,2% des maisons horlogères), occupant ensemble 34'767 personnes.

swissinfo et les agences

Faits

En 2005, l'industrie horlogère suisse a enregistré une chiffre d'affaires record de 12,3 milliards de francs.
La même année, le secteur employait 41'728 personnes, soit 4,3% de plus qu'en 2004.
En 1970, les travailleurs de l'horlogerie étaient encore 90'000 en Suisse. En 1985, il n'en restait que 45'000.

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Chronologie

L'histoire récente de l'horlogerie suisse peut se résumer en trois grandes phases:

1949-1970: pleine croissance. A son apogée, la branche compte plus de 1500 entreprises, qui occupent ensemble 90'000 personnes.

1971-1974: surchauffe économique. Le secteur perd 15% de ses effectifs à cause de l'automatisation de la production.

1975-1983: crise économique et crise de l'horlogerie. La moitié des entreprises et des emplois disparaissent avec l'arrivée de la montre à quartz. On assiste à une rationalisation et une automatisation de la production. Les coûts de fabrication diminuent, alors que la production augmente.

Depuis 1984, les effectifs et le nombre des entreprises se sont stabilisés.

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