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Le FMI demande plus de réformes à la Suisse

Le chef de la mission du FMI Bob Traa (à g.) en compagnie du directeur du DFF Peter Siegenthaler. Keystone

Le Fonds Monétaire International (FMI) engage la Suisse à profiter de la reprise économique pour poursuivre les réformes structurelles déjà entamées.

Ce contenu a été publié le 06 mars 2006 - 14:00

Dans son rapport remis lundi, l'institution financière internationale publie des prévisions sur l'économie helvétique positives, voire meilleures que celles faites par les Suisses eux-mêmes.

En 2006, explique le Fonds Monétaire International dans son rapport annuel, la croissance de l'économie helvétique pourrait bénéficier de la reprise graduelle enregistrée dans la zone euro mais aussi de la hausse de la demande intérieure.

En outre, écrit le FMI, la politique monétaire de la Banque nationale suisse continue de bien fonctionner et, malgré l'augmentation du prix du pétrole, le taux d'inflation se maintient à un taux remarquablement faible (à peine plus de 1%).

Encore du pain sur la planche

Le FMI estime que les réformes structurelles déjà entrerpises ont eu un effet modérateur. Il signale en outre l'effet positif lié à l'ouverture des marchés dans plusieurs secteurs, tels que le commerce de détail.

Le Fonds monétaire international table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) helvétique de l'ordre de 2,25% en 2006.

A noter que sa prévision dépasse celles de la Banque nationale suisse (BNS), du Secrétariat d'état à l'économie (seco) et des grands instituts de recherche conjoncturelle suisses.

Ces derniers estiment en effet que l'économie nationale devrait enregistrer cette année une progression oscillant entre 1,5% et 2%.

Cela dit, le chef de la mission d'inspection du FMI relève que la Suisse a encore pas mal de pain sur la planche.

Et Bob Traa de lancer: «Il ne faut pas que la Suisse attende trop avant de mettre en place des réformes en matière fiscale et structurelle».

Des dépenses sociales à juguler

Le Fonds monétaire International pense que les autorités suisses sont en voie de supprimer le déficit structurel de la Confédération d'ici à 2007.

Cependant, ajoute le FMI, la pression augmentera ces prochaines années à cause des dépenses consacrées aux prestations sociales.

L'institution insiste donc auprès de la Suisse pour qu'elle introduise des réformes structurelles en vue de juguler les dépenses sociales.

Jugée incontournable, ces réformes ne devraient plus être repoussées. D'autant que, avec le temps, leur mise en œuvre pourrait s'avérer plus problématique que prévu, notamment à cause du vieillissement de la population.

Parmi les domaines évoqués figurent la réforme de l'Assurance-invalidité (AI) et celle de l'Assurance vieillesse (AVS).

Le FMI salue, en l'occurrence, le relèvement prévu de l'âge à la retraite des femmes à 65 ans. Mais il pense que d'autres mesures devront être adoptées pour prolonger la durée de la vie professionnelle.

En matière de prévoyance professionnelle (2e pilier), l'institution financière internationale se montre critique. Elle pense que l'insuffisance de couverture est actuellement sous-estimée.

Le FMI juge également insuffisante l'actuelle surveillance décentralisée de la prévoyance professionnelle. Il estime qu'elle est génératrice de problèmes et recommande de lui substituer un système plus centralisé et harmonisé.

Les industries de réseau

Le Fonds Monétaire insiste également sur une réforme plus rapide des industries de réseau (électricité, télécoms, etc). Selon ses conclusions, la Suisse est encore «l'un des pays les moins réformés» dans ces secteurs.

Enfin, écrit le FMI à l'adresse de la Confédération, l'abolition des barrières commerciales dans l'agriculture serait particulièrement favorable aux pays les plus pauvres.

swissinfo et les agences

En bref

- La Suisse a rejoint le Fonds Monétaire International (FMI) en mai 1992.

- Le FMI effectue une évaluation annuelle de la situation économique et financière de ses membres, y compris donc celle de la Suisse.

- Une mission du FMI s'est déplacée en Suisse du 24 février au 6 mars pour y préparer son rapport.

- Ses membres ont rencontré des représentants de l'administration fédérale, de la Banque nationale suisse, du secteur privé et de la société civile.

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