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Le cadre de Credit Suisse libéré au Brésil

Le siège principal de Credit Suisse Group à Zurich. swissinfo.ch

La police fédérale brésilienne a libéré le cadre du numéro deux bancaire suisse placé en détention provisoire depuis dix jours à São Paulo.

Ce contenu a été publié le 02 avril 2006 - 20:01

Responsable des opérations de «private banking» de Credit Suisse, il est soupçonné – comme six autres employés de la banque - d'évasion de devises et de blanchiment d'argent.

Monika Dunant, porte-parole de Credit Suisse Group (CSG), a confirmé dimanche l'information dévoilée par l'agence brésilienne Estado.

Elle s'est dite «soulagée» de la libération du responsable âgé de 50 ans et figurant parmi les directeurs des opérations de gestion de fortune à Zurich.

Evoquant les allégations de la justice brésilienne, Monika Dunant a précisé que les autorités donneront accès aux documents prochainement.

Opération lancée en décembre

Pour mémoire, le banquier avait été arrêté le 22 mars à l'aéroport international de Sao Paulo alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour la Suisse.

La détention temporaire de cinq jours du cadre, qui avait tenté d'avancer son départ au lendemain d'une perquisition dans les locaux de l'agence bancaire, avait été prolongée pour cinq jours supplémentaires.

Outre ce directeur, la police fédérale brésilienne avait saisi les passeports de six autres dirigeants du Credit Suisse à São Paulo afin de les empêcher de quitter le territoire.

Pour l'heure le CSG ne dispose d'aucune information sur la situation de ces responsables, dont quatre sont Suisses, les deux autres étant des ressortissants brésiliens. La police a lancé «l'Opération Suisse» en décembre dernier.

Elle soupçonne les banques opérant dans le «private banking», secteur administrant les grosses fortunes, de gérer des transferts de fonds illégaux d'hommes politiques, d'industriels et de cambistes.

Les trafiquants de drogue utiliseraient également ce circuit pour placer de l'argent dans des paradis fiscaux. L'enquête basée sur des écoutes téléphoniques a commencé fin 2005.

swissinfo et les agences

En bref

Les autorités tentent depuis plusieurs mois d'établir un rapport entre le crime organisé et le financement illégal des campagnes électorales au Brésil, en se fondant sur les dépositions d'agents de change clandestins repentis.

Dix-huit banques font déjà l'objet d'une enquête de la police fédérale.

Credit suisse ne faisait pas partie de cette liste. Mais la perquisition de la semaine dernière dans ses locaux des São Paulo a été lancée suite au témoignage d'un de ses anciens employés, selon la police.

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