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Faible hausse de bénéfice pour Givaudan en 2006

Léger parfum de septicisme autour de Givaudan pour 2006. (Givaudan)

L'entreprise spécialisée dans la production d'arômes et de parfums affiche une progression de son bénéfice de 1,5% à 412 millions de francs. Un résultat en deçà des attentes des analystes.

Ce contenu a été publié le 20 février 2007 - 15:02

Le chiffre d'affaires du no 1 mondial du secteur a augmenté de 4,7% à 2,9 milliards de francs. L'exercice en cours s'annonce comme une année de transition.

Sur une base comparable à l'exercice 2005, le bénéfice d'exploitation de Givaudan a augmenté de 3% à 550 millions de francs.

«C'est un bon résultat, étant entendu que 2005 était une année record pour Givaudan, indique à swissinfo Gilles Andrier, directeur général. Nous sommes parvenus à améliorer [notre position] à travers une forte hausse de nos ventes (...)»

La multinationale genevoise indique être «bien positionnée pour enregistrer à nouveau un bon résultat en 2007». L'exercice en cours est considéré comme une année de transition.

«Nous serons occupés à intégrer Quest International, la plus grosse acquisition jamais effectuée par Givaudan», relève Gilles Andrier.

Avec Quest, la taille du groupe genevois augmente de 50%. Les effectifs de Givaudan - qui renforce sa position de numéro un - passent d'un coup de 6000 à 9000 employés.

Vers une diminution de postes

Ce type d'opération comporte toujours une part d'incertitudes. Mais, précise le directeur général, «nous voulons faire en sorte que cette intégration soit invisible pour nos clients».

Gilles Andrier confirme toutefois des diminutions de postes à venir, dont il indique ne pouvoir chiffrer l'ampleur à l'heure actuelle.

«En termes de synergies et d'économies, nous avons articulé le chiffre de 150 millions de francs, indique-t-il. Elles viendront de diminutions de postes mais aussi de notre secteur achats [étant plus puissant, le groupe pourrait acheter ses fournitures à moindre coût]».

Poursuite des rationalisations

En 2006, Givaudan a notamment poursuivi la rationalisation de son portefeuille dans le but d'éliminer les ingrédients à faible valeur ajoutée.

Ce processus a eu un impact négatif total de 33 millions de francs sur le chiffre d'affaires. Sans lui, les ventes auraient crû de 4,9% en devises locales l'an dernier.

La division parfumerie a vu ses ventes augmenter de 8,2% à 1,22 milliard de francs (+ 6,9% en monnaies locales). La performance est alimentée par les trois activités stratégiques - parfumerie fine, parfums pour produits de consommation et ingrédients spécialisés.

Parfumerie en grande forme

2006 a particulièrement bien réussi à Givaudan en matière de parfumerie. Dans ce secteur, «nous avons enregistré une croissance quatre à cinq fois supérieure à celle du marché», note Gilles Andrier.

Pour les activités liées aux arômes, la multinationale genevoise s'est par contre retrouvée dans la moyenne du secteur.

La division Arômes a réalisé un chiffre d'affaires en croissance de 2,4% (+ 1,2% en monnaies locales) à 1,69 milliard de francs.

Hausse de dividende en vue

Dans les Arômes toujours, une stratégie de rationalisation a affecté les ventes à hauteur de 16 millions, principalement en Amérique du Nord et dans la zone Europe.

A la lumière de sa performance l'an dernier, Givaudan va proposer à ses actionnaires un relèvement du dividende de 80 centimes à 18,80 francs.

swissinfo et les agences

Faits

Chiffre d'affaires: 2,9 milliards de francs (+4,7% par rapport à 2005).
Résultat d'exploitation: 550 millions (17,7% des ventes, 534 en 2005).
Bénéfice du groupe: 412 millions (+1,5%).
Dividende proposé: 18,80 francs (17,60 pour 2005).
Nombre d'employés à fin 2006: 6056.
Givaudan préconise sa sixième hausse de dividende depuis son entrée en bourse en 2000.

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GIVAUDAN

Léon Givaudan a fondé la firme en 1898. Mais ses racines remontent à l'époque de la Révolution française.

Le groupe pharmaceutique bâlois Roche l'a acquise en 1963.

Givaudan a été sortie de Roche en juin 2000 pour devenir une société indépendante cotée à la Bourse suisse.

En 2002, elle a racheté FIS, la filiale arômes de Nestlé.

Et en novembre dernier, elle annonçait l'acquisition du Hollandais Quest International au Britannique Imperial Chemical Industries.

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