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Eco 2000: l´année des mauvaises surprises pour SAirGroup

Paul Reutlinger (à gauche) et Philippe Bruggisser, deux hommes clés du SAirGroup. Keystone

SAirGroup a accumulé les contrariétés durant cette année qui devait marquer une nouvelle étape de son extension européenne: explosion des charges et problèmes récurrents avec ses récentes acquisitions en France et en Belgique.

Ce contenu a été publié le 29 décembre 2000 - 10:24

Il y a une année, Philippe Bruggisser, patron de SAirGroup, devait imaginer un scénario très différent, une fois écartée la menace du bogue de l'an 2000. Le groupe propriétaire de Swissair s'apprêtait à prendre la majorité de Sabena et à concurrencer Air France sur ses terres.

«La» Sabena, comme disent les Belges qui y sont très attachés, était sortie des chiffres rouges en 1998, au terme d'un assainissement mené avec doigté par l'homme de Zurich, Paul Reutlinger.

Aujourd'hui, sa situation s'est fortement dégradée, avec une perte de plus de 70 millions de dollars au premier semestre. Le nouveau PDG, l'Allemand Christoph Müller, parle de «mesures urgentes».

Le plan catastrophe «Blue Sky» est censé épargner quelque 300 millions de dollars par année, mais en attendant, SAirGroup devra probablement réinjecter de l'argent frais dans la compagnie belge.

Philippe Bruggisser l'a promis lors d'une réunion avec les syndicats à Bruxelles, promesse toutefois assortie d'une condition: le personnel et l'Etat belge, toujours détenteur de 50,5 pour cent des actions, devront y aller de leur effort. Cela n'est pas gagné d'avance: les syndicats ont parlé d'un plan «inacceptable».

La suite de l'aventure belge de SAirGroup est liée aux accords bilatéraux entre la Suisse et l'Union européenne: seule leur entrée en vigueur, qui garantira l'étiquette européenne aux compagnies suisses, permettra la montée en puissance du groupe suisse à 85 pour cent de Sabena.

Les nouvelles françaises ne sont guère meilleures pour SAirGroup: on parle d'un trou total de près de 300 millions de dollars pour les trois compagnies placées sous l'aile suisse, AOM, Air Littoral et Air Liberté. Un défi de taille pour Paul Reutlinger, qui exploite à Paris son expertise bruxelloise des conflits sociaux. Quant à la navette Genève-Orly à bord de Fokker 100, elle a suscité un feu nourri de critiques.

Pour couronner le tout, la compagnie allemande LTU ne tient pas non plus ses promesses. De quoi achever d'expliquer la glissade du titre SAirGroup en bourse.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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