Navigation

Eco 2000: Internet chamboule le secteur bancaire

Actuellement, 18% des Européens gèrent leurs affaires bancaires sur Internet. Keystone

Même dans le monde de la finance, le Net est devenu incontournable. En Suisse, plus de 10 pour cent des transactions boursières sont déjà réalisées «online». L'e-banking sera-t-elle la banque du futur?

Ce contenu a été publié le 02 janvier 2001 - 11:48

Le XXIe siècle pourrait sonner le glas des établissements bancaires traditionnels, des maisons souvent bicentenaires. En Europe occidentale, 28 millions de personnes possédaient en 1999 un compte courant en ligne. En 2003, ce chiffre devrait avoir triplé. Actuellement 18 pour cent des Européens gèrent leurs affaires bancaires sur Internet.

Le Net est en train de modifier les rapports entre les banques et leurs clients. Lassés par les importants frais de courtage des banques, de plus en plus d'investisseurs utilisent Internet pour passer leurs ordres. Les coûts sont ainsi au moins divisés par deux.

En Suisse, les boursicoteurs peuvent négocier des actions «online» par l'intermédiaire d'une vingtaine de sociétés. Résultat, environ 250 000 personnes investissent devant leur écran d'ordinateur. Plus de 10 pour cent des ordres boursiers arrivent par le Net et d'ici à cinq ans, cette proportion devrait se situer entre 35 et 50 pour cent.

Bousculés par l'agressivité de ces nouveaux courtiers, les établissements financiers classiques ont dû réagir. Dix des 25 plus grandes banques européennes ont annoncé leur intention de créer des sites en ligne.

Au Credit Suisse, il est même désormais possible de négocier des titres via un téléphone portable ou un assistant personnel comme le Palm. Les transactions deviennent donc indépendantes de l'endroit et de l'heure.

Pourtant, si au début de l'année la banque électronique soulevait l'enthousiasme, les observateurs sont actuellement moins euphoriques. Pour amortir les centaines de millions investis dans l'installation d'une plate-forme Internet, il faut générer des volumes importants. Aujourd'hui, ceux-ci sont trop modestes pour engendrer des bénéfices.

Il n'est pas sûr que l'on arrive rapidement à une masse critique. Les internautes ne sont pas encore assez nombreux et le grand public ne semble pas prêt à confier son argent à une entité invisible. Les clients redoutent un «plantage» du système informatique, le piratage ou simplement la faillite de ce nouveau type de banque.

Luigino Canal

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?