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Double manifestation à la MUBA à Bâle

Une centaine de personnes ont manifesté samedi devant la Foire d'échantillons. Les uns s'opposaient à la présence de l'armée à la foire. Les autres protestaient contre la campagne publicitaire d'affiches pour la MUBA montrant une femme enceinte nue.

Ce contenu a été publié le 29 avril 2000 - 14:46

Une centaine de personnes ont manifesté samedi devant la Foire d'échantillons. Les uns s'opposaient à la présence de l'armée à la foire. Les autres protestaient contre la campagne publicitaire d'affiches pour la MUBA montrant une femme enceinte nue.

La manifestation s’est déroulée pacifiquement, sur fond de musique jouée par une fanfare militaire. Les corps d'une cinquantaine de manifestants, couchés devant l'entrée principale, a ralenti la progression des visiteurs, provoquant quelques signes d’énervement. Aucune présence policière particulière n'a été observée.

Une partie des manifestants protestaient contre l'affiche publicitaire de la Foire d’échantillons (MUBA) comportant le slogan "La mère de toutes les foires" et montrant une femme enceinte nue. Sur leurs banderoles, ont pouvait lire: "La maternité, c'est bon pour la publicité, pas pour une assurance". Les femmes des partis et groupements de gauche ne critiquaient pas l'image, mais son utilisation à des fins publicitaires. Ces femmes revendiquent une assurance maternité et une politique de paix.

L’autre partie des manifestants s’est élevée contre la présence de l’armée à la MUBA. Sur leurs banderoles on pouvait notamment lire: «Pas d'armée dans le ventre de la mère de toutes les foires». Le Groupement pour une Suisse sans armée (GSsA), organisateur de la manifestation antimilitariste, s'oppose à ce qu'il appelle la propagande de l'armée payée avec l'argent des contribuables.

Le show de l'armée à la MUBA coûte cinq millions de francs. Sur ordre du conseiller fédéral Adolf Ogi, l'armée a retiré le simulateur de tirs dont la présence était critiquée par des enseignants bâlois.

Un double attentat visant l'armée avait été perpétré dans la nuit de lundi à mardi à Berne. Il avait été revendiqué dans un message anonyme envoyé à la presse et dont l'auteur se réclamait d'une «perspective révolutionnaire». Un message qui expliquait que l'action était dirigée contre la présence de l'armée à la Foire d'échantillons de Bâle.

swissinfo avec les agences

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