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Doris Leuthard veut gagner le marché brésilien

Doris Leuthard et le ministre brésilien des affaires étrangères Celso Amorim à Davos en janvier. Keystone

La ministre suisse de l'économie entame mardi au Brésil sa première mission dans un des quatre pays économiquement prioritaires du gouvernement suisse cette année.

Ce contenu a été publié le 06 février 2007 - 08:57

L'objectif de Doris Leuthard est d'améliorer l'accès au marché brésilien pour les produits et investissements suisses. Elle rencontrera aussi le président Lula.

Les deux premiers jours de ce séjour sud-américain seront surtout consacrés à des entretiens avec les milieux patronaux de l'Etat de Sao Paulo.

Accompagnée de représentants de la place économique suisse, la cheffe du Département fédéral de l'économie (DFE) rencontrera aussi le gouverneur de cette province, ainsi que des hommes d'affaires suisses établis sur place.

La délégation participera également à l'inauguration d'une usine Nestlé implantée dans le nord-est du pays. Un événement auquel assistera également le président Luíz Inácio Lula da Silva.

Jeudi, Doris Leuthard signera à Brasilia un «memorandum of understanding» (protocole d'entente) en vue de créer une commission économique conjointe avec le Brésil, principal partenaire commercial de la Suisse dans la région.

Un acte concret

Selon les services de la ministre, cette signature est un acte concret de la stratégie économique pour le Brésil, qui a reçu l'approbation du gouvernement en décembre dernier.

L'autre élément de cette stratégie, que la conseillère fédérale Doris Leuthard abordera avec ses interlocuteurs brésiliens, est l'amélioration du cadre institutionnel des relations économiques bilatérales entre les deux pays.

Une priorité

Le Brésil est l'un des rares pays avec lesquels la Suisse n'a signé ni convention de protection des investissements ni accord visant à éviter la double imposition.

Or, cette puissance pèse toujours plus lourd. Le Brésil fait partie des Etats regroupés sous la dénomination BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), dont la Suisse fait sa priorité économique cette année.

Ces quatre pays devraient représenter la moitié de la production industrielle mondiale dans une quarantaine d'années.

Le cycle de Doha

Lors de cette visite, le cycle de négociation de Doha (Organisation mondiale du commerce) sera aussi évoqué, après la réunion présidée par Doris Leuthard à Davos fin janvier.

Au nom des exportateurs net agricole (G20), le Brésil militera en faveur d'une libéralisation accrue des marchés agricoles, pas directement prioritaire pour la Suisse.

swissinfo et les agences

Faits

Le Brésil est le principal partenaire commercial de la Suisse en Amérique latine, avant le Mexique et l'Argentine.

Durant les onze premiers mois de 2006, la Suisse a exporté des biens d'une valeur de presque 1,3 milliard de francs vers le Brésil.

Elle a importé des marchandises pour un montant de 719 millions de francs.

Par rapport à 2005, le commerce bilatéral de la Suisse avec le Brésil a augmenté de plus d'un quart l'an dernier.

En 2005, les investissements suisses au Brésil ont atteint 6,5 milliards de francs.

Les sociétés suisses emploient 91'000 personnes au pays du président Lula.

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