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Doris Leuthard est sur le chemin du Conseil fédéral

Doris Leuthard, candidate favorite à la succession de Joseph Deiss. Keystone

La présidente du PDC Doris Leuthard a officiellement annoncé mardi sa candidature à la succession du ministre de l'économie démissionnaire Joseph Deiss.

Ce contenu a été publié le 09 mai 2006 - 15:41

Ses chances d'être élue sont excellentes. Sa candidature ne suscite pas d'oppositions du côté des principaux partis gouvernementaux.

C'est la fin d'un suspense de près de deux semaines. Doris Leuthard se lance dans la course au Conseil fédéral (gouvernement).

Un boulevard semble désormais s'ouvrir pour la députée de 43 ans, considérée comme la grande favorite. D'autant que le comité du groupe parlementaire proposera à celui-ci de présenter une candidature unique.

Doris Leuthard a pris sa décision après en avoir discuté ce week-end avec son mari et ses proches. Elle a vécu une semaine «tumultueuse», dans un contexte difficile, a-t-elle relevé mardi devant les médias.

La politicienne est consciente, si elle est élue, qu'elle n'aura pas la tâche facile en tant que seule représentante du PDC au Conseil fédéral. Mais elle est prête à affronter ce défi, a-t-elle assuré.

En deux ans de présidence, Doris Leuthard a réussi à donner un nouveau souffle au PDC, miné par sa défaite aux dernières élections fédérales et la perte de son second siège au gouvernement.

Carrière politique fulgurante

Son élection au Conseil fédéral serait le couronnement de sa fulgurante carrière politique. Après avoir siégé durant trois ans au parlement de son canton, elle a été élue brillamment au Conseil national (Chambre du peuple) en 1999.

Au Parlement, cette avocate s'est rapidement fait une place, y compris auprès des médias. La députée n'a ensuite eu besoin que de quatre ans pour s'imposer et prendre les rênes du PDC.

Le 27 avril dernier, le ministre de l'économie Joseph Deiss, au gouvernement depuis sept ans, avait créé la surprise en annonçant sa démission pour fin juillet. Le Parlement devrait élire son successeur le 14 juin.

Réactions positives

Doris Leuthard peut déjà compter sur le soutien du Parti radical (PRD, droite). Selon son président, Fulvio Pelli, il n'est pas nécessaire de disposer d'un second candidat si le PDC propose une personnalité convaincante.

Le Parti socialiste (PS, gauche) aurait par contre préféré que le PDC présente une double candidature. Doris Leuthard est toutefois la candidate logique et représente bien son parti, souligne le président du PS Hans-Jürg Fehr.

De son côté, l'Union démocratique du centre (UDC, droite dure) n'a pas commenté l'annonce de la démocrate-chrétienne. C'est au groupe, selon le président Ueli Maurer, de prendre position.

En plus d'être une femme, Doris Leuthard représente la nouvelle génération, se félicite pour sa part la présidente du parti écologiste Ruth Genner. Elle apportera sans aucun doute un nouveau style de gestion au Conseil fédéral, selon elle.

Mais en cas d'élection, les Verts attendent de la nouvelle venue qu'elle élargisse son champ de vision politique, en particulier en matière d'asile, d'énergie et de politique familiale.

swissinfo et les agences

Faits

Doris Leuthard est née en 1963 à Merenschwand, dans le canton d'Argovie, un village et une région où le PDC est fortement ancré.
Elle est avocate indépendante dans la commune voisine de Muri.
En 1997, elle a été élue au parlement cantonal argovien.
En 1999, elle entre au Conseil national (Chambre du peuple).
En 2001, elle devient vice-présidente du PDC suisse avant d'être élue présidente en septembre 2004.

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En bref

- Le ministre démocrate-chrétien (centre droit) Joseph Deiss a annoncé sa démission le 27 avril dernier.

- Son successeur sera désigné par l'Assemblée fédérale le 14 juin 2006.

- Les sept sièges du Conseil fédéral sont partagés entre les quatre principaux partis politiques suisses, en fonction de leur poids électoral.

- Le Parti démocrate-chrétien (PDC) est représenté au gouvernement depuis 1891.

- Suite à une longue série de revers électoraux (de 20,2% des voix en 1983 à 14,4% en 2003), le PDC a perdu l'un de ses deux sièges au profit de l'Union démocratique du centre (UDC / droite dure) le 10 décembre 2003.

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