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Dominique Wavre à bon port

Dominique Wavre lors de son arrivée aux Sables d'Olonne. Keystone

Unique représentant suisse du Vendée Globe, Dominique Wavre a terminé mardi son périple au tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance.

Ce contenu a été publié le 11 février 2005 - 14:12

Après 92 jours de navigation, le skipper genevois a pointé le bout de son nez à l'aube dans le port des Sables d'Olonne, ville de départ et d'arrivée de la compétition quadriennale.

Il ne fallait pas être frileux pour accueillir Dominique Wavre à son arrivée aux Sables d'Olonne. C'est à potron-minet, et dans les gelées matinales d’un mardi matin, qu'est arrivé le voilier Temenos après 92 jours 17 heures 13 minutes et 20 secondes de circumnavigation.

Trois mois de mer, c'est à la fois beaucoup et bien peu pour effectuer les 23'680 milles nautiques (43'855 km) du tour du monde à la voile en solitaire et sans escales.

C’est en tous les cas le temps qu’il a fallu au skipper genevois pour conclure pour la seconde fois de sa carrière l’une des régates les plus dures au monde.

Avec une fusée de secours dans chaque main, Dominique Wavre a fêté sa quatrième place comme il se doit: à la proue de son voilier, entouré d'une vingtaine de vedettes accompagnatrices.

«C’est mon plus violent passage dans l’hémisphère sud, admet-il avec un peu de recul. J’ai passablement douté. Mon bateau est blessé, mais heureusement aucune avarie trop importante n’a stoppé Temenos.»

Un véritable exploit

Compte tenu du maigre budget dont disposait Dominique Wavre, sa quatrième place est un exploit. Tous ses supporters – ses copains romands, niçois ou brestois notamment – débarqués en masse aux Sables d’Olonne le savent bien.

A la lutte avec le Français Sébastien Josse durant plusieurs semaines, le skipper suisse a fait la différence dans les derniers jours de course pour terminer derrière les Français Vincent Riou (PRB) et Jean Le Cam (Bonduelle) ainsi que l'Anglais Mike Golding (Ecover).

Le Genevois va désormais pouvoir se reposer. A peine arrivé au port, il a avalé une magnifique côte de bœuf, préparée par son équipe à terre.

Sa compagne Michèle Paret l'a ensuite accueilli avec soulagement. A force de l'avoir au téléphone, la team manager reconnaît avoir subi «une grosse pression» pendant les trois mois de course.

Avant le départ, le Genevois promettait de «courir dans le premier groupe». Une «mistoufle» - un hasard météo - à Madère et une descente de l'Atlantique favorable à la tête de course en auront décidé autrement.

«J'avais 1000 milles de retard en arrivant dans le sud. Mais je suis très content de ma deuxième partie de course. J'ai bien navigué dans l'Indien, le Pacifique et lors de mon retour en Atlantique», se souvient-il.

Avant de conclure: «Je me suis dépassé physiquement et psychologiquement pendant cette régate. Seul le coup de canon final a été libérateur».

swissinfo, Pierre-Antoine Preti aux Sables d’Olonne

Faits

Dominique Wavre a terminé quatrième de l’édition 2004-2005 du Vendée Globe (la cinquième de cette course en solitaire autour du monde par les trois caps sans escales et sans assistance).
Il a bouclé son périple – sur son monocoque de 60 pieds Temenos - en 92 jours 17 heures 13 minutes et 20 secondes.
Lors de sa première participation à cette compétition - en 2000-2001 – il avait terminé au cinquième rang.

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En bref

- Dominique Wavre est né le 4 juillet 1955 à Genève. Il vit à la Rochelle (Charente-Maritime).

- Il est un des marins suisses les plus expérimentés de la course au large avec plus de 300’000 milles de navigation en course dont 6 tours du monde (quatre Whitbread et deux Vendée Globe), 7 participations au Tour de France et 7 ans d'expérience en 505 (barreur, régates européennes).

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