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Deux sénateurs pour un poste de ministre

Hans-Rudolf Merz et Christine Beerli. Keystone

Le Parti radical (droite) a choisi mercredi ses candidats pour la succession du ministre Kaspar Villiger. Le ticket est formé de Christine Beerli et de Hans-Rudolf Merz.

Ce contenu a été publié le 26 novembre 2003 - 21:06

Ils ont été préférés aux trois autres candidats: Franz Steinegger, Fulvio Pelli et Christine Egerszegi.

Pour la première nomination, il a fallu six tours de scrutins pour départager les aspirants conseillers fédéraux.

Le conseiller aux Etats (sénateur) appenzellois Hans-Rudolf Merz, 61 ans, a été le premier désigné par le groupe radical pour succéder à Kaspar Villiger. Il a obtenu 29 voix au sixième tour de scrutin, devant le conseiller national tessinois Fulvio Pelli, 52 ans, qui a recueilli 18 suffrages.

L'ancien conseiller national (député) uranais Franz Steinegger, 60 ans, longtemps donné comme favori, a été éliminé au cinquième tour. La conseillère nationale argovienne Christine Egerszegi, 55 ans, n'a quant à elle jamais réussi à décoller du fond du classement.

Retrait des hommes

Pour la deuxième candidature, l'ancienne conseillère aux Etats bernoise Christine Beerli, 54 ans, a été élue au deuxième tour par 25 voix contre 18 à Christine Egerszegi.

Les deux autres papables encore en lice, Fulvio Pelli et Franz Steinegger, ont annoncé après le premier tour qu'ils se retiraient au profit d'une femme.

«Face à cinq candidats excellents, le groupe radical a choisi les deux meilleures dans la situation actuelle», a déclaré son vice-président Felix Gutzwiller devant la presse. Il lui a fallu deux heures pour parvenir à ce résultat. Le double ticket offre un «choix réel» à l'Assemblée fédérale lors de l'élection du 10 décembre, a-t-il encore déclaré.

Les perdants ont accepté ce choix démocratique et «nous espérons qu'ils s'y tiendront», a poursuivi le vice-président. En tout cas, si l'un d'eux devait être nommé conseiller fédéral en dépit des recommandations du parti, il devrait parler avec le groupe avant d'accepter son élection, a souhaité M. Gutzwiler.

Pas des pôles opposés

Considéré comme l'homme de l'économie, Hans-Rudolf Merz a présenté sa vision du libéralisme en français devant la presse. Pour lui, la priorité politique va à l'assainissement des finances fédérales, au financement durable des assurances sociales et aux mesures pour relancer la croissance économique.

En matière de relations avec l'Union européenne, il faut poursuivre sur la voix des accords bilatéraux, a estimé l'Appenzellois.

«On nous présente souvent comme les pôles opposés du parti, a de son côté lancé Christine Beerli. Pourtant, j'ai étayé les mêmes thèmes lors de l'audition devant le groupe». Et la Bernoise d'esquisser sa vision d'une «Suisse gaie, ouverte, sûre, confiante en elle-même».

Le groupe radical n'a pas débattu mercredi des différents scénarios en vue de l'élection du 10 décembre, a assuré M. Gutzwiller. Il se penchera sur la question lors de ses prochaines séances.

Le 2 décembre, il procèdera en outre à l'audition du candidat UDC Christoph Blocher.

swissinfo et les agences

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