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Deux romandes sacrées par l'Anneau Hans-Reinhart

La passion des deux femmes a été récompensée par la plus haute distinction théâtrale suisse. Keystone Archive

Les deux femmes de théâtre Véronique Mermoud et Gisèle Salin ont reçu samedi leur prix au théâtre des Osses, à Givisiez, dans le canton de Fribourg.

Ce contenu a été publié le 14 juin 2003 - 18:43

La Société suisse du théâtre récompense une contribution hors norme à l´épanouissement de la scène suisse.

Le Théâtre des Osses a fait salle plus que comble pour honorer ses fondatrices.

Ce ne sont pas moins de 250 personnes qui ont assisté à la remise des distinctions en présence de la conseillère d´Etat Isabelle Chassot et de la présidente de Pro Helvetia Yvette Jaggi.

Deuxième fois depuis 1957

Décerné chaque année, l´Anneau Hans-Reinhart est la plus importante distinction du monde théâtral suisse. Il est, pour la deuxième fois de son histoire presque cinquantenaire, remis à deux personnes en même temps.

Les actions de Véronique Mermoud et de Gisèle Sallin sont tellement reliées dans le travail, le développement et les objectifs communs, qu´il serait «inimaginable de ne pas les distinguer ensemble».

Leur rencontre remonte à 1977, alors qu'elles jouent dans la même revue à Genève.
Souhaitant s´engager plus à fond dans leur passion du théâtre, elles décident de monter ensemble un spectacle. C´est le «Théâtre d´Emma Santos». Un succès. Elles le joueront trois ans, en Suisse, en France et à Montréal.

Dans la foulée, elles créent le Théâtre des Osses en 1979. Dont le nom s'inspire de celui d'une ferme en Veveyse fribourgeoise, région dans laquelle habite Gisèle Sallin.

Détour genevois

Suivent quatre ans de travail acharné et 300 représentations dans plus de 50 villes et villages en Suisse et à l´étranger. Le succès est au rendez-vous. L´épuisement aussi.

Gisèle Sallin décide d´abandonner le jeu et de se consacrer à la mise en scène. Le duo rejoint alors Benno Besson à la Comédie de Genève. Parties pour six mois, elles restent trois ans.

Et c'est en 1986 qu'elles reprennent le Théâtre des Osses à Fribourg. Après quelques péripéties, les deux femmes obtiennent une subvention annuelle de 200 000 francs qui leur permet de voir venir.

Jusqu´alors itinérant, le théâtre et ses créatrices trouvent un havre à Givisiez. En fait, une salle de chauffage inutilisée. Le provisoire durera quelques années, non sans encombres, puisque le théâtre a risqué la fermeture à plusieurs reprises.

En 2002, une nouvelle ère s'installe. Devenu Centre d'art dramatique fribourgeois, le théâtre bénéficie alors d'une sécurité financière que les deux passionnées n'étaient pas en mesure de lui fournir à elles seules.

En avril 2003, le canton de Fribourg s'engage par un contrat renouvelable, à lui verser, durant trois ans, une somme annuelle forfaitaire. Pour le Théâtre des Osses, cela représente une subvention annuelle d´un million de francs jusqu´en 2006.

Illustrant le combat que les deux femmes ont mené toute leur vie pour exercer leur art, l´Anneau Hans-Reinhart est synonyme de récompense et d´encouragement pour le long engagement des deux femmes pour leur théâtre.

Réalisé sur mesure

L´Anneau porte le nom de son fondateur, le poète et mécène Hans Reinhart de Winterthour (1880-1963). Réalisé sur mesure, il demeure en possession de la personnalité honorée. Il est orné d´un masque stylisé et le nom du lauréat s´y trouve gravé.

Le lauréat est désigné par un jury indépendant, élu par le comité de la Société suisse du théâtre (SST). En font partie actuellement Gian Gianotti, metteur en scène et directeur de théâtre, Dörflingen (SH), Philippe de Bros, Vevey, Hansueli W. Moser-Ehinger, Bâle, Giovanni Netzer, Savognin (GR), et Claudia Rosiny, Berne.

swissinfo et les agences

En bref

- L'Anneau Hans-Reinhart est une distinction nationale remise chaque année depuis 1957 par la Société suisse du théâtre.

- Il honore une personnalité marquante du théâtre en Suisse.

- Contrairement à d'autres récompenses théâtrales, l'anneau ne change pas de propriétaire chaque année.

- Etabli sur mesure, l'Anneau demeure donc en possession de la personne honorée.

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