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Deux drames auront eu raison d’Adventure World

Adventure World ferme boutique Keystone

Après la mort d’un jeune Américain lors d’un saut à l’élastique, et celle de 21 touristes dans un accident de canyoning, Adventure World jette l’éponge. La société de sports extrêmes est sous le coup de deux enquêtes pénales.

Ce contenu a été publié le 19 mai 2000 - 17:21

L’accident, l’été dernier, de canyoning du Saxetbach dans l’Oberland bernois, qui a coûté la vie à 21 touristes, n’est pas encore réglé. L’enquête préliminaire, menée par le juge d’instruction Martin Trapp, est toujours en cours et onze collaborateurs d’Adventure World, sur la soixantaine d’employés qu’elle compte, sont toujours sous le coup d’une procédure pénale.

Certes, des mesures ont déjà été prises. Notamment, l’interdiction de faire du canyoning cette année dans les gorges de Saxetbach et la publication par l’Office fédéral du sport (OFSPO) d’un «Code de canyoning». Ces directives non contraignantes définissent les mesures de sécurité à appliquer.

La mort, samedi dernier, d’un jeune sauteur à l’élastique au Schilthorn, dans l’Oberland bernois également, n’a pas arrangé les affaires d’Adventure World. D’autant que cette dernière porte, probablement, une grosse part de responsabilité dans la mort de ce touriste de 22 ans. Il a, en effet, été clairement établi que le jeune Américain avait fait un saut de 100 mètres avec un élastique prévu pour des sauts de 180 mètres.

Et rebelote. Une enquête pénale a été ouverte contre deux autres collaborateurs d’Adventure World. En l’occurrence ceux qui étaient présents lors de l’accident du week-end passé. Et c’est, à nouveau, le juge d’instruction Martin Trapp qui a été chargé de l’affaire. De son côté, l’Office fédéral du sport envisage de mettre en place des directives de sécurité, cette fois pour la pratique du saut à l’élastique.

Deux tragédies en moins d’un an auront eu raison d’Adventure World. Qui a décidé, ce vendredi, de fermer définitivement boutique. Pour autant, la société va tenter de ne pas laisser ses collaborateurs sur le carreau. Ses responsables ont, d’ores et déjà, entrepris des démarches pour leur retrouver un travail.

swissinfo avec les agences

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