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Des Suisses pris au piège du conflit libérien

La guerre civile fait à nouveau rage au Liberia. Keystone

La Marine française a évacué 500 étrangers de Monrovia, dont une dizaine de Suisses pris au piège de la guerre civile.

Ce contenu a été publié le 10 juin 2003 - 15:47

Deux Suisses, dont le consul honoraire Jürg Landolt, restent cachés dans un secteur contrôlé par les rebelles.

Deux Suisses, dont le consul honoraire Jürg Landolt, cherchent toujours à traverser les lignes de front autour de Monrovia pour rejoindre le centre de la capitale libérienne.

Les Suisses et quatre autres occidentaux ont réussi à s'assurer un nouvel abri dans le nord-ouest de la capitale, théâtre de violents combats, a indiqué mardi matin la femme de l'un des deux.

D'autres fugitifs se sont joints au groupe qui compte désormais 17 personnes. Le groupe tente de rejoindre le centre de Monrovia, contrôlé par les forces loyalistes, où se trouve la représentation de l'Union européenne.

Selon Muriel Berset Kohen, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères, la Suisse étudie toutes les options avec l'UE et le CICR pour tirer d'affaires les deux ressortissants suisses.

Les deux Suisses et quatre autres étrangers avaient été enlevés samedi par les rebelles du LURD (Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie). Ils avaient été libérés un peu plus tard.

Evacuation des expatriés

Pendant ce temps, la Marine française a évacué 500 étrangers de Monrovia, dont une centaine d'Américains et une dizaine de Suisses.

Ils ont été transportés par hélicoptère à bord d'un navire militaire français en provenance de Côte d'Ivoire et ancré dans les eaux internationales au large de la capitale libérienne.

Tous les étrangers sont en passe d'être évacués du Liberia, où de violents combats opposent depuis jeudi les forces gouvernementales aux rebelles du LURD.

D'intenses échanges de feu se poursuivent près de Monrovia. Des milliers de civils fuient en direction du centre-ville, à plusieurs kilomètres au sud.

Le CICR fidèle au poste

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) poursuit son travail d'assistance médicale malgré les combats.

Huit délégués sur les 23 que l'organisation compte habituellement sont toujours sur place, dont une ressortissante helvétique, Dominique Liengme, cheffe de la délégation.

«La situation est très volatile. Les délégués, qui demeurent dans leurs résidences de Monrovia à proximité de l'ambassade des Etats-Unis, sont fatigués», a indiqué à l'ats Michele Poretti, porte-parole du CICR.

Quatre d'entre eux ont été remplacés par une nouvelle équipe chirurgicale de quatre personnes, dont un Suisse ainsi qu'un membre de Médecins sans frontières (MSF), a-t-il ajouté.

M. Poretti de préciser à l'ats: «Nos employés sont en contact avec toutes les parties au conflit et ont obtenu les garanties de sécurité leur permettant de continuer à travailler».

Une guerre civile oubliée

Dans ce pays anglophone d'Afrique occidentale, les rebelles du LURD tentent depuis quatre ans de renverser le président Charles Taylor.

Durant les années de guerre civile qui avaient précédé son élection, celui-ci avait été qualifié de criminel de guerre par les organisations internationales.

Les pourparlers de paix inter-libériens qui devaient reprendre lundi au Ghana sous l'égide de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO) ont pour leur part été reportés à mercredi.

Sur le plan diplomatique, le Conseil de sécurité de l'ONU demande «la fin immédiate des hostilités». La présidence russe du Conseil a appelé lundi soir les parties au conflit à faciliter le travail des humanitaires.

swissinfo et les agences

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