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Des bouchons au Gothard jusqu'en 2007

Les queues de poids lourds sont devenues habituelles à l'approche du tunnel. Keystone Archive

Les autorités fédérales pensent que les bouchons pourraient durer des années en Léventine. Sécurité oblige! Mais, le Tessin n'est pas d'accord.

Ce contenu a été publié le 11 janvier 2002 - 09:42

Marco Borradori ne cache pas son scepticisme quant au bien-fondé des mesures prises par Berne pour canaliser le trafic des poids lourds.

«Selon les estimations, affirme le chef du Département tessinois du territoire, 3500 camions devraient franchir quotidiennement le Gothard, mais il n'en passe que 2200. On est loin du compte.»

Marco Borradori estime que le chaos qui règne sur le versant tessinois de l'axe du Gothard depuis la pause de fin d'année ne sera pas supportable à long terme.

«Dans quelques jours, lance le conseiller d'Etat, les autorités tessinoises rencontreront les experts fédéraux en matière de trafic. Il s'agira alors d'adopter des mesures en vue d'améliorer la situation.»

En attendant le Lötschberg

Les déclarations, faites sur les ondes de la Radio suisse romande par Michael Gehrken, ne sont pas commentées officiellement par le chef du Département du territoire.

Selon le porte-parole de l'Office fédéral des routes (OFROU) ces «attentes constituent le prix à payer pour la sécurité. Une situation qui devrait se prolonger jusqu'en 2007, soit jusqu'à ce que le Lötschberg soit opérationnel».

Toujours est-il que les autorités tessinoises ne sont pas prêtes à accepter cet argumentation - et le chaos qui en découle.

«Les choses se déroulent exactement comme nous les avions prévues», affirme Marco Borradori. Tout comme le manque d'infrastructures pour les routiers qui sont bloqués. L'aire de parcage des camions à Quinto, en Léventine, ne dispose par exemple d'aucune installation sanitaire.

D'ici à fin janvier, au plus tard, la Confédération devra absolument remédier à ce problème. Elle devra également, rappelle le gouvernement tessinois, mettre à disposition du personnel supplémentaire et l'hélicoptère qu'elle a promis à la police routière.

Gemma d'Urso, Lugano

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