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Demandes d’asile en 1999: la Suisse en tête des pays industrialisés

Une hausse de 11,5 pour cent par rapport à 1998. Un record absolu même. Avec plus de 46'000 demandes, 1999 a été une année exceptionnelle sur le front de l’asile en Suisse. A cause, bien sûr, de la guerre au Kosovo.

Ce contenu a été publié le 14 janvier 2000 - 16:40

Une hausse de 11,5 pour cent par rapport à 1998. Un record absolu même. Avec plus de 46'000 demandes, 1999 a été une année exceptionnelle sur le front de l’asile en Suisse. A cause, bien sûr, de la guerre au Kosovo.

Record absolu de demandes d’asile en 1999, avec près de 10'000 arrivées pour le seul mois de juin. Des problèmes aigus, dont la solution a requis tout à la fois improvisation, souplesse et imagination. On rappellera qu’on a dû appeler l’armée suisse à la rescousse pour faire face à la situation au plus fort de la «crise», au moment de l’arrivée massive de personnes fuyant le Kosovo. La crise et la guerre du Kosovo ont joué un rôle central dans ces problèmes d’asile. Près de deux tiers de ces 46'000 personnes venaient du Kosovo. La très nette détente enregistrée à partir de septembre est, d’autre part, une conséquence directe de l’évolution de la situation après l’intervention militaire de l’OTAN.

En chiffres absolus, la Suisse vient au troisième rang des pays industrialisés, après l’Allemagne avec 88'000 requérants d’asile et la Grande-Bretagne avec 64'000, mais devant les Etats-Unis d’Amérique, les Pays-Bas, la Belgique ou la France. Et proportionnellement à sa population, elle vient en tête de ces mêmes pays.

Même si une très nette détente est survenue à partir de septembre avec le retour au Kosovo d’une quinzaine de milliers de personnes, les responsables de l’Office fédéral des réfugiés n’en mettent pas moins l’accent sur le fait que la Suisse joue un rôle toujours plus important en Europe dans le domaine de l’asile. Elle totalisait 2,6 pour cent des requêtes dans les pays industrialisés en 1992. Elle en est aujourd’hui à 14,5 pour cent. Cet accroissement constant trouve son explication dans l’absence de la Suisse de l’Union européenne. Les Quinze ont harmonisé leurs politiques d’asile. Et qui ne se voit pas reconnaître le statut de réfugié dans un pays de l’Union européenne tente sa chance en Suisse.

Pierre-André Tschanz

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