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De grands thèmes de société au menu des votations

Le 30 novembre, les Suisses devront se prononcer sur cinq objets. Keystone

Les citoyens sont invités à se rendre aux urnes le 30 novembre. Le programme est chargé, puisqu'ils doivent se prononcer sur pas moins de cinq objets. Les thématiques touchent à de grands thèmes de société: la drogue, l'écologie, la pédophilie et les retraites.

Ce contenu a été publié le 28 octobre 2008 - 16:58

Le système des retraites est certainement le thème qui concerne directement le plus grand nombre de Suisses. Dans une initiative, l'Union syndicale suisse (USS) demande une flexibilisation de l'âge de la retraite. Il s'agirait d'aider les travailleurs les moins fortunés à pouvoir quitter le monde du travail dès 62 ans sans diminution de rente.

Cette proposition est discutée depuis plusieurs mois au Parlement, mais jusqu'ici sans succès. C'est la raison pour laquelle la gauche va tenter de «forcer le passage» en faisant directement appel au peuple.

Droit de recours

Le droit de recours des organisations écologistes a fait grand bruit l'an dernier. En effet, des recours avait fait capoter la construction d'un grand stade à Zurich prévu pour accueillir trois matches de l'Euro 2008. Le projet avait pourtant été accepté par les Zurichois en votation populaire.

Cet événement a poussé le Parti radical-démocratique (PRD / droite) à déposer une initiative. Celle-ci demande que les projets acceptés démocratiquement ne puissent plus être remis en question par des recours.

Suite à l'affaire de Zurich, le Parlement a déjà durci les procédures en matières de recours des organisations écologistes. Le PRD a toutefois maintenu sa proposition. Reste maintenant au peuple à trancher.

Des crimes imprescriptibles?

Une autre initiative touche à un thème particulièrement sensible, celui des crimes pédophiles. En Suisse comme à l'étranger, ces affaires ont fait grand bruit au cours des dernières années.

L'Association «Marche blanche» propose que les actes de pédophiles deviennent imprescriptibles, notamment parce qu'ils frappent des victimes souvent très jeunes et qu'il faut des années pour qu'elles en parlent.

Conscient du problème, le Parlement a d'ores et déjà modifié la législation en vigueur. Désormais, la prescription de 15 ans ne court plus depuis la date du crime, mais depuis le moment où la victime a atteint ses 18 ans. Concrètement, les victimes de pédophile peuvent donc saisir la justice jusqu'à l'âge de 33 ans.

Les auteurs de l'initiative estiment que cette limite n'est pas encore suffisante et plaident donc pour l'imprescriptibilité. Mais le gouvernement et la quasi-totalité des partis politiques estiment qu'une telle disposition serait disproportionnée.

Politique de la drogue

Les deux derniers objets traitent de la politique de la drogue. Le peuple doit en premier lieu se prononcer sur la révision de la Loi fédérale sur les stupéfiants.

Celle-ci ancre dans la loi la politique dite des «quatre piliers». Elle vise à une politique globale en matière de drogue en englobant à la fois la prévention, la répression du trafic, l'aide à la survie des toxicomanes et des mesures de réinsertion.

L'estimant trop laxiste, des milieux de droite ont cependant lancé un référendum contre cette nouvelle loi. Ils s'opposent notamment au programme de distribution d'héroïne aux toxicomanes les plus fortement dépendants.

L'autre objet soumis au peuple concerne le cannabis. Une initiative demande la décriminalisation de cette substance et un contrôle de l'Etat dans les domaines de la vente et de la production. L'idée est à la fois de lutter contre les trafiquants et de ne plus criminaliser les petits consommateurs d'un produit finalement assez répandu.

Les adversaires de cette initiative estiment en revanche qu'une telle proposition banaliserait la toxicomanie et ouvrirait la grande la porte à la consommation de drogues bien plus dangereuses.

swissinfo, Olivier Pauchard

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