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Déchaînement contre les administrateurs de SAirGroup

Le brouillard qui entoure l'avenir du groupe suscite nombre d'inquiétudes. Keystone

Le retrait en deux phases du conseil d'administration de SAirGroup continue de susciter des réactions. Les syndicats réclament un siège au nouveau conseil d'administration. Actionnaires et experts parlent d'actions en justice. De son côté, la presse spécule sur des milliards de pertes, alors que les administrateurs se taisent..

Ce contenu a été publié le 11 mars 2001 - 15:03

Les déclarations «rassurantes» émises samedi par le président du conseil d'administration de SAirGroup, Eric Honegger, sur le maintien de Swissair dans le giron du groupe ne rassurent pas pour autant. Samedi, le Parti socialiste évoquait le danger de voir le fleuron de l'aviation suisse passer en mains étrangères.

Cette éventualité mettrait en péril des dizaines de milliers d'emplois. C'est pourquoi, les socialistes demandent au gouvernement de s'engager pour sauver la compagnie nationale.

Actionnaire à hauteur de 3%, la Confédération ne voit pas de nécessité d'intervenir sur ce dossier, selon Hugo Schittenhelm, porte-parole du Département fédéral des transports (DETEC). Selon lui, ce n'est le moment ni d'acheter ni de vendre.

La Société suisse des employés de commerce (SSEC) demande carrément le départ immédiat d'Eric Honegger, l'homme à la triple casquette depuis qu'il assume l'intérim de Philippe Bruggisser et de Moritz Suter en plus de sa fonction initiale.

Le traitement de choc choisi par les administrateurs de SAirGroup a également poussé un avocat de Winterthour (ZH), Hans-Jacob Heitz, à annoncer la création la semaine prochaine d'une communauté de protection des actionnaires.

Outre le fait d'assurer la pérennité de la compagnie d'aviation suisse, ladite communauté va s'engager pour la défense des intérêts des petits actionnaires. Il s'agit notamment d'établir si ces derniers ont été suffisamment informés sur les risques des prises de participation à l'étranger. Hans-Jacob Heitz se demande en outre si le groupe dispose encore de suffisamment de fonds propres.

Selon le professeur Giorgio Behr, dans les colonnes de l'hebdomadaire Finanz und Wirtschaft, les comptes de SAirGroup pourraient aussi occuper la commission de surveillance boursière. Une violation du devoir de transparence des comptes ne peut être exclue, a-t-il expliqué.

En outre, selon le magazine alémanique Bilanz, cité par Dimanche.CH, SAirGroup a versé plus de 100 millions de francs d'honoraires au groupe de consultants McKinsey pour ses conseils en stratégie commerciale. Or, l'ancien directeur de McKinsey n'est autre que Lukas Mühlemann, patron du Crédit suisse et membre démissionnaire du conseil d'administration de SAirGroup.

swissinfo avec les agences

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