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Déceptions et espoirs, en Suisse également

L'élection de Silvio Berlusconi ne laisse pas indifférents les Italiens de Suisse. Keystone

Les représentants des Italiens en Suisse sont, dans l'ensemble, déçus par le résultat des élections législatives de dimanche. Mais dans cette communauté, certains se réjouissent du retour de Silvio Berlusconi. Et espèrent que ce renouveau permettra de développer Forza Italia en Suisse.

Ce contenu a été publié le 14 mai 2001 - 20:36

«Maintenant, certains Italiens de Suisse (de tendance centre-droite) pourront sortir du bois, et affirmer leur position politique », espère Pasquale Sacino, rédacteur en chef du journal Rinascita, la voix des Italiens de centre-droite en Suisse.

Pasquale Sacino se sent bien seul: les formations politiques italiennes récentes, à l'image de Forza Italia, ne sont guère représentées en Suisse. En outre, les émigrés italiens ont traditionnellement une fibre sociale et se reconnaissent dans un syndicalisme chrétien.

Les résultats des législatives de dimanche ont, logiquement, déçu les représentants des formations de centre-gauche en Suisse. «La gauche est également responsable de cette défaite, regrette ainsi Claudio Micheloni, président de la Fédération des Colonies libres italiennes en Suisse. Nous perdons le gouvernement avec une progression théorique des voix.»

Une allusion au fait que Refondation communiste et la liste indépendante de l'ancien juge anti-corruption Antonio Di Pietro ne se sont pas alignées derrière la coalition de l'Olivier.

«Je vois mal comment Silvio Berlusconi va maintenant appliquer son programme, et je m'attends à des conflits sociaux rapides», poursuit Claudio Micheloni. Et de rappeler que le «Cavaliere» a promis qu'il fallait moins d'impôts pour avoir plus de rentes et de services sociaux.

Même déception de Claudio Marsilii, représentant des Démocrates de gauche, et de Guglielmo Grossi, président du Forum pour l'intégration des migrants en Suisse. Cité par l'ATS, ce dernier déplore le fait que la coalition victorieuse soit radicale, et comprenne des courants xénophobes.

Sympathisant du centre-droit, Pasquale Sacino, lui, se réjouit: «Une victoire de la gauche aurait bloqué l'Italie dans ses litiges actuels. Les Italiens ont voulu le changement, et je fais confiance à Silvio Berlusconi pour tenir ses promesses.»

«En Suisse également, les plus jeunes des Italiens sont fascinés par l'image de Silvio Berlusconi, celle d'un manager qui a réussi et aura le courage de changer son pays», poursuit Pasquale Sacino. Ce dernier espère en outre que la droite italienne saura maintenant s'organiser en Suisse.

La droite tentera-t-elle une percée en Suisse? L'ethnologue Fabrizio Sabelli, dont le cœur penche à gauche, le croit lui-aussi: «Si le gouvernement se stabilise dans ces prochains mois, il s'attaquera ensuite à la création d'une communauté satellite en Europe.»

Mais ce combat idéologique pourrait prendre une forme différente de celui mené par d'autres formations dans les années soixante. Ainsi, selon Fabrizio Sabelli, la télévision pourrait, par exemple, proposer des programmes à l'intention des Italiens de l'étranger.

Caroline Zuercher

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