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Cully s'apprête à jazzer

Youssou N’Dour sera de retour à Cully les 27 et 28 mars. Keystone Archive

Cully Jazz Festival, 19e édition! Déjà? Oui, déjà, avec du 23 au 31 mars une affiche que de gros festivals pourraient lui envier.

Ce contenu a été publié le 18 mars 2001 - 11:33

Mais à propos, le festival de Cully, village de la riviera lémanique, entre lacs et coteaux, est-il réellement un petit festival? «En terme de ventes de billets, nous sommes devenus le deuxième festival de jazz de Suisse, après Montreux et avant Berne ou Willisau» constate le fondateur de la manifestation, Emmanuel Gétaz, tout en reconnaissant que ce hit-parade n'a guère de valeur en soi, mais qu'il est significatif du succès de Cully.

Et qu'est-ce qui fait le succès de Cully? L'intimité bucolique de son contexte, la chaleur de son «off» (musique dans tous les caveaux et bistrots du coin), et, sans aucun doute, la qualité et la logique de sa programmation: ni melting-pot comme Montreux, ni élitiste comme Willisau.

Ainsi sous le chapiteau défileront notamment Ronny Jordan et Courtney Pine (23), la révélation Patricia Barber (24), Didier Lockwood dans une soirée hommage à Stéphane Grapelli (25), la star des harmonicistes Toots Thielmans avec Philippe Catherine et Kenny Werner (26), James Carter (27), Joao Bosco et Gonzalo Rubalcaba (30), sans oublier une soirée africaine (31), avec la présence de Lokua Kanza.

Le temps du festival, la Salle Davel est reconvertie en «Next Step»: un nouveau nom «pour insister sur le principe de ce lieu: présenter les créations, les nouvelles tendances, les nouveaux projets qui font faire au jazz, à chaque fois, un pas de plus», explique Emmanuel Gétaz.

Et des événements passionnants y auront lieu: par exemple, les danseurs et danseuses de la Compagnie Nomades-Vevey y créeront, en compagnie du saxophoniste Cyrille Bugnon et de ses musiciens, le premier spectacle de ce qui sera, sur trois ans, une trilogie (23,24,25).

Et puis Youssou N'Dour viendra de Dakar pour renouer l'expérience qu'il avait amorcée à Cully, il y a deux ans, en compagnie du pianiste genevois Moncef Genoud: s'attaquer à un répertoire jazz, et se permettre de «jazzifier» son propre répertoire. «C'est amusant de pouvoir dire que c'est le seul endroit au monde où il fait cela!», s'enthousiasme, et on le comprend, Emmanuel Gétaz.

Bernard Léchot

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