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Coopération: Walter Fust a entamé une visite de trois jours en Serbie

Le patron de la coopération suisse (DDC) souhaite évaluer la situation sur le terrain et l’aide fournie par la Suisse. La Confédération a prévu de consacrer cette année huit millions de francs en faveur de la Serbie.

Ce contenu a été publié le 01 juin 2000 - 19:49

Durant ces trois jours, Walter Fust doit rencontrer des représentants de la société civile et du gouvernement de Serbie. Le patron de la DDC doit également s’entretenir avec des responsables d’organisations internationales actives sur place, comme la Fondation Georges Soros.

La coopération suisse pilote toute une série de programmes en Serbie. En premier lieu, la DDC apporte de l’aide aux personnes déplacées, principalement les Serbes ayant fui le Kosovo. A Belgrade par exemple, un bureau d’architectes, où travaillent trois Suisses, aide ces personnes déplacées à construire des abris. La DDC leur fournit également des médicaments.

Mais l’aide helvétique se préoccupe aussi de la protection des minorités, en particulier des Tziganes. L’autre grand domaine d’activité de la Suisse sur le terrain concerne la lutte contre la pollution. Plusieurs programmes tentent ainsi de décontaminer des sites industriels détruits lors des bombardements de l’OTAN sur la Serbie l’année passée.

A Pancevo, une ville proche de Belgrade, les Suisses sont par exemple occupés à extraire huit tonnes de mercure qui se sont répandus au cœur d’une usine chimique bombardée. Comme le précise Patrick Adatte, du Corps suisse d’aide en cas de catastrophe, la situation est urgente puisque sous la terre contaminée se trouve une nappe phréatique qui, pour l’instant, n’est pas encore polluée.

La Suisse est un des rares pays à venir en aide à la population de Serbie. Son aide technique sur place lui vaut donc une reconnaissance de tous, indépendamment des tensions politiques que connaît la République fédérale de Yougoslavie. L’action de la Suisse en Serbie est également facilitée par la présence déjà ancienne de la DDC sur place.

Car comme le rappelle Patrick Adatte, le Corps suisse d’aide en cas de catastrophe a ouvert un bureau à Belgrade il y a cinq ans. Ces premiers contacts ont ensuite été renforcés à travers l’opération humanitaire Focus menée l’année dernière par la Suisse, en collaboration avec la Russie et la Grèce.

Frédéric Burnand

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