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Johann Schneider-Ammann démissionne

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann lors de l'annonce de sa démission aux médias mardi matin. © KEYSTONE / ANTHONY ANEX


Le ministre de l’économie a annoncé son départ du Conseil fédéral pour la fin de l’année. Une élection complémentaire pourrait se tenir le 5 décembre.

Ce contenu a été publié le 25 septembre 2018 - 11:25
Marie Vuilleumier avec l'ATS

Le gouvernement suisse devra remplacer l’un de ses 7 membres avant la fin de l’année. Le conseiller fédéral libéral-radical (droite) Johann Schneider-Ammann a annoncé mardi sa démission au 31 décembre. 

Une rente de 200'000 francs par an

Dès qu'il aura quitté le Conseil fédéral, Johann Schneider-Ammann aura droit à une rente annuelle d'un peu plus de 200'000 francs, ce qui correspond à la moitié de son salaire actuel. Si l'industriel reprend une activité lucrative, cette somme sera réduite. Les pensions des ex-conseillers fédéraux correspondent à la moitié du salaire brut des magistrats en exercice.

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Le ministre de l'économie avait déjà déclaré ce printemps que cette législature serait sa dernière. Son état de fatigue avait inquiété le monde politique ces derniers mois. Agé de 66 ans, Johann Schneider-Ammann est membre du gouvernement depuis le 1er novembre 2010. Il avait succédé à Hans-Rudolf Merz. Au lieu de reprendre les finances, l'industriel avait hérité de l'économie des mains de Doris Leuthard qui avait quant à elle repris les rênes du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC).

La course à la succession du libéral-radical est désormais ouverte. L'élection devrait vraisemblablement avoir lieu le 5 décembre. Karin Keller-Sutter pourrait prendre sa revanche: la Saint-Galloise, désormais conseillère aux Etats (sénatrice), avait été candidate en même temps que Johann Schneider-Ammann en 2010.

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Conflits et couacs de communication

Johann Schneider-Ammann est parvenu à conclure un accord de libre-échange avec la Chine, en vigueur depuis juillet 2014. Mis à part cette réussite, son bilan est plutôt mince. Le ministre de l’économie s’est mis à dos les paysans avec sa politique agricole, très critiquée, et a fâché les syndicats lors des négociations sur l'accord-cadre avec l’Union européenne. 

Souvent froid et maladroit dans sa communication, il a froissé plusieurs milieux et créé de multiples malentendus. Lors de son année présidentielle en 2016, il s’est distingué par sa fameuse allocution sur la journée des malades: face caméra, il affirme d’un air lugubre et sur un ton mécanique que «Le rire, c'est bon pour la santé!». Les humoristes suisses et étrangers s’en sont donné à cœur joie.

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