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Clean Clothes appelle Triumph à se retirer de Birmanie

www.cleanclothes.ch/

La Campagne Clean Clothes a lancé une action vendredi. Elle appelle le groupe suisse de lingerie féminine Triumph à quitter la Birmanie, «pays qui viole massivement et systématiquement les droits de l'homme».

Ce contenu a été publié le 19 janvier 2001 - 17:48

«L'entreprise suisse Triumph fait produire ses articles de lingerie féminine en Birmanie. Elle contribue ainsi activement au maintien du régime et de l'oppression dont est victime l'ensemble de la population», dénonce Isabelle Chaudet, collaboratrice de la Campagne Clean Clothes en Suisse.

Violation des droits fondamentaux, travail forcé, torture... Depuis 1988, la junte militaire birmane au pouvoir impose un régime dictatorial. Un régime qui s'est ouvert aux investisseurs étrangers depuis quelques années. «Mais la junte militaire et son entourage sont les seuls à en tirer profit», ajoute Isabelle Chaudet.

Les seuls, avec les investisseurs eux-mêmes, poursuit-elle. «Les entreprises profitent des salaires extrêmement bas, des horaires qui s'étendent sans fin et d'une main-d'œuvre réduite au silence absolu».

Pour protester contre l'implantation de Triumph en Birmanie, Clean Clothes a lancé une action vendredi en Suisse. Elle appelle le public à écrire massivement à l'entreprise. La campagne suisse est menée par la Déclaration de Berne, l'Action de Carême et Pain pour le Prochain.

D'ailleurs, des voix toujours plus nombreuses s'élèvent, en Birmanie et partout dans le monde, pour dénoncer cette situation. En juin, l'Organisation internationale du travail (OIT) a adopté une résolution pour lutter contre le recours généralisé au travail forcé. Et en octobre, le Conseil fédéral, à la suite de l'Union européenne, a également pris des sanctions contre la Birmanie.

Ces pressions ont porté leurs fruits. Plusieurs entreprises ont quitté le pays. Parmi elles, Levi's. A son départ, le groupe américain a déclaré qu'il n'était pas possible de faire des affaires en Birmanie sans apporter un soutien direct au gouvernement miliaire.

Quant à Triumph, ce n'est pas la première fois que l'entreprise est accusée. L'été dernier, la Déclaration de Berne dénonçait une répression violente au sein d'une usine du groupe suisse aux Philippines.

L'entreprise refusait de payer des salaires décents à ses employés, rappelle Isabelle Chaudet. 21 syndicalistes avaient été licenciés à la suite d'une grève durement réprimée.

Contactés vendredi, les responsables de Triumph - dont le siège est à Zursach - n'ont pas répondu à nos appels.

Alexandra Richard

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