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Claude Ruey élu président des Libéraux

Passage du témoin entre Jacques-Simon Eggly et Claude Ruey. Keystone

Le Vaudois Claude Ruey compte offrir au Parti libéral suisse une dynamique visible en vue des élections de 2003. Objectif: retrouver un siège aux Etats.

Ce contenu a été publié le 08 juin 2002 - 15:15

Seul candidat en liste, Claude Ruey, 52 ans, a été élu à l'unanimité à la présidence du Parti libéral suisse (PLS) samedi à Montreux (VD). Le conseiller national vaudois succède à son collègue genevois Jacques-Simon Eggly, qui reste responsable de la communication du PLS.

Le bon moment

«Je crois que c'était le bon moment de passer le témoin», a dit M. Eggly, 59 ans, qui quitte la présidence après cinq ans, avant le terme de son mandat prévu au printemps 2004. Devant une septantaine de délégués, il a déclaré que «les élections fédérales de 1999 n'ont pas été favorables au PLS et que le parti devait réagir».

«Claude Ruey s'imposait pour la succession, d'autant plus qu'il était disponible puisqu'il vient de quitter le Conseil d'Etat vaudois»,a poursuivi M. Eggly.

L'objectif du nouveau président, qui mènera le PLS aux élections fédérales de 2003, est le retour du parti au Conseil des Etats avec une progression d'au moins un siège.

Claude Ruey vise également une progression au Conseil national, où son parti dispose pour l'instant de six sièges. Un à trois sièges de plus seraient souhaitables. «Plus généralement, nous espérons former un groupe parlementaire efficace, aux propositions retenues par les médias, en professionnalisant un peu plus le marketing», a-t-il expliqué.

Augmenter les ressources

Pour y parvenir, il souhaite augmenter les ressources financières du PLS en activant ses membres. Le succès passe aussi par une plus grande coordination entre les sections des cantons de Genève, Vaud, Neuchâtel et Bâle-Ville, les quatre bastions forts où le PLS est présent au gouvernement.

«Dans les autres cantons comme le Valais, Fribourg ou Zurich, où nous disposons d'élus dans les parlements cantonaux, nous allons soutenir les sections, les développer et être présents pour les élections fédérales.» M. Ruey espère constituer et animer des réseaux dans le monde financier, de l'université et de la culture.

Concurrence de l'UDC

Le nouveau président mise aussi sur la relève du parti, avec des séminaires de formation politique organisés régulièrement destinés aux jeunes partisans. Le PLS cherche à séduire, à lutter contre l'érosion dont il est victime, même dans ses cantons de prédilection, comme Vaud.

«Notre parti a été soumis à une concurrence rude d'une droite de type UDC. Mais il n'a pas reculé énormément, car nous n'avons quasiment jamais eu autant de conseillers d'Etat qu'actuellement (sept au total) même si nous venons d'en perdre un dans le canton de Vaud.» M. Ruey reconnaît un tassement du PLS dans les parlements, mais il estime que le parti a bien résisté.

Patriotes de droite

Il définit sa position sur l'échiquier politique: «Nous sommes la droite efficace et moderne, capable d'allier patriotisme, rigueur économique et ouverture.» Le PLS doit être celui qui permet d'éviter la dérive populiste des personnes déboussolées par les mutations fortes de la société, estime-t-il.

«Nous n'avons pas peur de dire que nous sommes de droite, que nous sommes des patriotes, des fédéralistes, que nous défendons l'identité de la Suisse.» Ce n'est pas une identité de repli, c'est une identité d'ouverture, selon lui.

Particularité des libéraux

Claude Ruey imagine ainsi parfaitement concilier sa personnalité d'humaniste avec la politique de droite qui doit guider son parti: «C'est justement la particularité des libéraux. Je suis par exemple très rigoureux sur le plan économique. Mais nous ne sommes pas des adeptes de l'économie sauvage.»

Le PLS reste strict sur les principes de l'économie, «parce que nous savons que cela amène plus de richesse, donc plus de possibilités sociales.» Ce qui fait la particularité des libéraux: ils sont difficilement classables, s'amuse M. Ruey.

La chance d'un petit parti

La taille de son parti constitue une chance, assure-t-il. «Notre avantage est d'être libres du gouvernement fédéral, mais aussi d'être présents dans plusieurs Conseils d'Etat. Etre une grande force dans certains cantons, en Suisse occidentale notamment, nous permet de développer des idées suivies ensuite par de plus grandes formations.»

Claude Ruey sera épaulé par la bâloise Chistine Wirz-von Planta, élue pour remplacer le conseiller d'Etat Christoph Eymann à la vice-présidence. Ce dernier a démissionné après son entrée à l'Exécutif de Bâle-ville. Le deuxième vice-président sera élu lors de l'assemblée générale du 31 août.


swissinfo avec les agences

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