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Chiapas: nouvelle tentative suisse de médiation

Une délégation suisse comprenant des représentants des milieux politiques et religieux vient d’achever un séjour au Chiapas. Elle a tenté, une nouvelle fois, de renouer les fils du dialogue entre le gouvernement mexicain et les Indiens.

Ce contenu a été publié le 01 mars 2000 - 10:43

Une délégation suisse comprenant des représentants des milieux politiques et religieux vient d’achever un séjour au Chiapas. Elle a tenté, une nouvelle fois, de renouer les fils du dialogue entre le gouvernement mexicain et les Indiens.

La délégation était formée des conseillers nationaux Ruedi Baumann (Verts/BE) et Rosmarie Zapfl (PDC/ZH), de Roland-Bernhard Trauffer (photo), secrétaire général de la Conférence des évêques suisses, et d’Elisabeth Bäumlin, de la Fédération des Eglises protestantes. Rentrée mardi en Suisse, elle a séjourné une dizaine de jours dans l’Etat du Chiapas.

Cette visite a permis de constater que le conflit n’était plus aussi manifeste qu’en 1995. Mais, d’après la population locale et les organisations non-gouvernementales mexicaines, la violence persiste. Et, dans la région, l’atmosphère reste très tendue, notamment à cause de la présence toujours très forte des soldats fédéraux.

«Cette tension est renforcée par un avenir incertain», estime le Père Trauffer. «Le Mexique est en période électorale. Et il n’est pas sûr que l’opposition dame le pion au Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui monopolise le pouvoir depuis 80 ans».

L’incertitude concerne aussi l’Eglise catholique du Chiapas. L’évêque Samuel Ruiz a été mis à la retraite par le Vatican. Et sa succession n’est toujours pas réglée.

La délégation suisse a tenté de déterminer si le dialogue entre Indiens et gouvernement, totalement rompu depuis deux ans, peut être rétabli dans un contexte aussi difficile. «Les discussions menées avec les agences gouvernementales représentent un pas dans la bonne direction», juge le Père Trauffer.

C’était la 3ème fois qu’une délégation helvétique se rendait au Chiapas. Ces visites sont organisées par les Eglises, les oeuvres d’entraide et le Département fédéral des affaires étrangères. Elles entrent dans le cadre de la «politique des bons offices» pratiquée par la Suisse.

L’effort devrait être poursuivi. Il faudra, toutefois, attendre le résultat des prochaines élections mexicaines.

Olivier Pauchard

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