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Championnats du monde de ski nordique: les sauteurs suisses visent le top 10

Sylvain Freiholz est le sauteur suisse le plus titré présent en Finlande. Keystone

Pendant que les spécialistes s'interrogent pour savoir si les Finlandais peuvent barrer l'accès au titre au Polonais Malysz et à l'Allemand Schmitt, les Suisses essayent de nouveaux skis et de nouvelles combinaisons. «Des skis qui me plaisent», affirme le Vaudois Freiholz.

Ce contenu a été publié le 18 février 2001 - 19:52

Après les fondeurs et les combinés, c'est au tour des sauteurs d'entrer en scène, lundi 19 février (après le report de dimanche). De monopoliser l'attention des 30 000 spectateurs massés sur les gradins du stade de saut. Dominée par le Polonais Adam Malysz - la révélation de la saison - et l'Allemand Martin Schmitt, la Coupe du monde a servi de répétition générale à ces Mondiaux disputés en Finlande.

Un titre mondial gravé sur son palmarès a une meilleure connotation qu'une victoire en Coupe du monde. Et la question se pose: qui pourra inquiéter le Polonais, en tête de la Coupe du monde, et son dauphin allemand? A eux seuls, ils ont remporté douze des quinze concours de cet hiver! Les miettes sont allées aux Finlandais Matti Hautamaeki et Ville Kantee, ainsi qu'au Japonais Noriaki Kasai.

Ils seront tous là les ténors de la Coupe du monde. Deux exceptions toutefois: l'Autrichien Andreas Widhoelzl (9e) et le Finlandais Toni Nieminen. Tous deux sont jugés hors forme.

Dans ce concert international - 50 sauteurs au départ - trois Suisses s'élanceront du haut du tremplin Salpausselka: le Vaudois Sylvain Freiholz (27 ans), les Schwytzois Marco Steinauer (25) et Andrea Küttel (22).

«Notre objectif majeur est de figurer parmi les dix premiers d'un grand concours et d'être présents à Lahti», affirmait, en début de saison, le nouvel entraîneur Berna Schödler. Pour l'heure, les Suisses sont très loin de leur objectif. Le meilleur résultat appartient à Küttel, 18e à Garmisch-Partenkirschen.

Les trois Suisses ont toutefois obtenu leur billet pour la finale et sont désormais au pied du tremplin. «Personnellement je suis prêt. J'ai essayé et adopté du nouveau matériel, soit des skis et des combinaisons», relève Freiholz à son retour de la séance de qualifications.

«Les nouveaux skis ont une réaction différente dans les airs. Ils me plaisent. Certes, l'adaptation ne fut pas facile, mais j'ai décidé de sauter avec», expose le Combier. Qui est le dernier nordique suisse, toutes disciplines confondues, à être rentré d'un Championnat du monde ou de Jeux olympiques avec une médaille. Celle de bronze glânée sur le tremplin norvégien de Tromdheim.

«A priori nous n'avons pas de problème, si ne n'est un petit problème de skis quant à la structure de la semelle. Pour l'adapter à cette veille neige, on peut tout juste la modifier et l'affiner quelque peu», poursuit Freiholz. Qui passe la soirée en ville avec ses coéquipiers avant de retourner au village des athlètes, où il est aussi difficile de pénétrer qu'aux Jeux olympiques.

Pierre-Henri Bonvin

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