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Chaîne du Bonheur: la reconstruction de la Turquie toujours d'actualité

Une année après le séisme, des dizaines de personnes vivent toujours dans des conditions précaires. Keystone

Un an après le séisme qui a frappé la Turquie, la Chaîne du Bonheur a récolté 17,6 millions de francs. Après l'aide d'urgence, ses partenaires - les oeuvres d'entraides suisses - participent maintenant à la reconstruction du pays.

Ce contenu a été publié le 16 août 2000 - 20:56

Pas moins de 20 000 morts, c'est le bilan des tremblements de terre qui ont frappé la Turquie l'an dernier. Face à cette catastrophe, largement médiatisée, la population suisse s'est montrée particulièrement généreuse. La Chaîne du Bonheur a ainsi récolté 17,6 millions de francs dont plus de 500 000 francs cette année encore.

Dix millions ont, d'ores et déjà, été utilisés pour financer les actions menées sur le terrain par les partenaires de la Chaîne du Bonheur, la Croix-Rouge Suisse, l'Entraide ouvrière ainsi que l'Entraide protestante qui, en Turquie, travaillent en collaboration avec Caritas.

«Plus de quatre millions ont été investis dans des programmes d'aide d'urgence et de premiers secours. Dans un premier temps, il s'agissait de distribuer du matériel mais aussi d'assurer les premiers soins nécessaires aux sans-abris, précise Félix Bollmann, directeur de la Chaîne du Bonheur. Six millions sont également déjà engagés dans des programmes de reconstruction concernant notamment des écoles, des centres de santé et des réseaux d'eau potable.»

Le chantier de la reconstruction est à peine entamé. Dans les villes du nord-ouest du pays, la zone la plus touchée par le séisme du 17 août 1999, les travaux n'ont débuté qu'à la fin du mois de mai 2000. «Il a fallu attendre les clarifications légales et géologiques pour démarrer, explique Félix Bollman. D'ailleurs, après étude, certains bâtiments publics n'ont pas pu être reconstruits sur leur site initial.»

De l'argent récolté par la Chaîne du Bonheur, il reste encore sept millions. Les projets de reconstruction ne manquent pas. Mais pour profiter de cette manne, les programmes d'aide devront encore recevoir l'aval d'une commission indépendante. Et celle-ci n'accorde son feu vert que si les organisations concernées sont en mesure de financer, de façon indépendante, au moins 20 pour cent de leurs projets.

L'utilité et la faisabilité des programmes proposés sont évidement les premiers critères de choix. Mais la Chaîne du Bonheur privilégie également les programmes qui soutiennent indirectement l'économie des pays touchés par les catastrophes. «Nous épaulons tout particulièrement les projets qui permettent l'achat de matériel local. En Turquie, par exemple, nous avons fait fabriquer une bonne partie des tentes qui ont été distribuées aux sans-abris.»

La Chaîne du Bonheur remplit ainsi deux objectifs qui lui sont chers. D'une part, elle obtient le meilleur rapport qualité/prix pour le matériel utilisé et, par conséquent, rentabilise au mieux l'argent récolté. D'autre part, elle contribue à fournir du travail à la population locale.

Vanda Janka


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