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C'est décidé: le jeune théâtre suisse passera par Lausanne

Le suspense est terminé: la Haute école de théâtre de Suisse romande (HETSR) aura son siège dans la capitale vaudoise. Elle remplacera les actuelles sections d'art dramatique des Conservatoires de Genève et de Lausanne.

Ce contenu a été publié le 27 septembre 2001 - 18:11

La Haute école de théâtre de Suisse romande sera implantée à Lausanne, au détriment de Carouge, qui avait pourtant parmi ses atouts la personnalité de François Rochaix, récemment nommé nouveau directeur du théâtre genevois. Les premiers cours seront dispensés en septembre 2003, après la transformation du bâtiment retenu.

Réunis jeudi à Lausanne, les conseillers d'Etat formant la Conférence inter-cantonale de l'instruction publique de Suisse romande et du Tessin (CIIP) ont tranché en faveur du projet vaudois. Pour fixer leur choix, ils ont notamment tenu compte de l'environnement urbain et culturel de chaque cité candidate.

Augmentation du budget, diminution du nombre d'étudiants

En cumulant les budgets des actuelles sections d'art dramatique des Conservatoires de Genève et de Lausanne et en diminuant le nombre d'étudiants, la nouvelle école disposera de 2,3 millions de francs par année, soit 60 000 francs environ par élève. «Cette somme est égale à celle dont dispose Zurich, je pense qu'on pourra ainsi atteindre un enseignement de très haut niveau», a déclaré Michel Toman, doyen de la section d'art dramatique lausannoise.

La HETSR remplacera les classes professionnelles, suivies actuellement par une trentaine de jeunes gens dans chacun des Conservatoires. A Genève comme à Lausanne, il existe en outre une section préprofessionelle. Elles devraient subsister toutes les deux.

La nouvelle école opérera une sélection rigoureuse de ses étudiants par concours. Tous les deux ans, la Haute Ecole accueillera une volée de quinze jeunes gens au maximum, âgés en principe de 18 à 25 ans. Les études dureront quatre ans, contre trois actuellement.

La diminution de moitié du nombre d'étudiants ne convainc pourtant pas M. Toman: «L'idée politique était de lutter contre le chômage dans ce secteur, mais le moyen choisi est peu judicieux. Si le nombre des diplômes est restreint, la formation 'sur le tas' s'intensifiera, car l'envie de faire du théâtre ne va pas diminuer pour autant.»

swissinfo avec les agences

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