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Bruit des autoroutes, le Valais montre l'exemple

Les mesures antibruit seront réalisées prioritairement entre Sion et St-Maurice. Keystone

La qualité de vie des riverains des anciens tronçons d'autoroutes laisse à désirer. Plusieurs cantons devront mettre la main au porte-monnaie. Et le Valais a décidé de montrer l'exemple.

Ce contenu a été publié le 13 août 2001 - 18:48

«Les premiers tronçons valaisans d'autoroutes datent d'il y a trente ans. Il faut donc les adapter aux normes antibruit actuelles, explique le conseiller d'Etat Jean-Jacques Rey-Bellet, en charge du Département valaisan des transports et de l'environnement (DTEE).

Un million de francs par an

Légalement, la Confédération n'est pas tenue de prendre à sa charge ces travaux. Ils incombent donc désormais aux cantons. A l'instar du Valais qui débloquera, dès cet automne, la somme d'un million de francs par année pour diminuer le bruit aux alentours de l'autoroute N9.

Ces fonds spéciaux seront pris sur les comptes de fonctionnement des routes nationales. Les mesures antibruit seront réalisées prioritairement entre Sion et St-Maurice. Quant aux autres communes, elles seront consultées plus tard.

«Je suis bien conscient que les sommes débloquées sont symboliques et sans rapport avec les besoins», admet Jean-Jacques Rey-Bellet. Tout en promettant de faire un effort à l'avenir.

Et d'ajouter: «pour nous, c'était le bon moment de prendre cette initiative. Nous ne voulions pas attendre que la traversée du canton par la N9 soit achevée.»

«Le canton du Valais montre le bon exemple, confirme François Guenot, responsable des régions à l'Office fédéral des routes (OFR). Même si d'autres cantons romands planchent, eux aussi, sur la question.»

Quant aux écologistes, ils saluent cette initiative. «La démarche est louable, lance Marie-Thérèse Sangra, responsable de la section valaisanne du WWF. Une section plus préoccupée, à vrai dire, par le bruit causé par le rail que par la route.

Problème résolu pour les nouvelles constructions

Voilà pour les anciens tronçons du réseau autoroutier helvétique. Mais les nouveaux doivent aussi répondre aux normes de l'ordonnance sur le bruit de 1987. Dans ce cas-là, explique le conseiller d'Etat valaisan Jean-Jacques Rey-Bellet, les constructions antibruit sont comprises dans le prix global de l'autoroute et donc subventionnées par la Confédération.»

Il en va ainsi des 20 millions de francs qui seront dépensés pour la traversée du bois de Finges, une zone écologiquement sensible qui doit devenir un parc naturel régional.

Jean-Louis Thomas

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